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"Dieu existe, des témoins parlent"


Ame
  On croit souvent que l'âme est la partie immatérielle, spirituelle de l'homme, à différencier du corps. Cette pensée dualiste est issue de la culture grecque, mais ne correspond pas à l'esprit biblique. La Bible nous décrit tels que nous sommes : une unité organique. Une "âme", c'est d'abord la personne en entier, un être vivant, animé d'un souffle de vie. En effet, Dieu créa notre corps et y mit un esprit (souffle) de vie : ainsi l'homme devint une âme vivante (Genèse). L'âme est donc un esprit incarné, un principe vital fait de chair. Nous pouvons dire qu'en tant que personnes (âmes), nous avons des composantes corporelle, intellectuelle, émotionnelle et spirituelle, mais toutes ces dimensions forment un tout et ne sont pas des parties distinctes et isolées les unes des autres. Toutefois, au moment de la mort, notre corps terrestre se décomposera, tandis que notre principe vital (siège de notre moi, de nos émotions et de notre raison) continuera d'exister car ce souffle donné par Dieu est immortel. Ceux qui croient que Jésus est venu pour nous pardonner nos péchés et qui suivent ses directives dans leur vie, sont assurés que leur esprit ira au paradis avec Dieu après la mort. Ils recevront un nouveau corps, de nature spirituelle (donc non fait de chair et non mortel), et ainsi ils seront de nouveau une entité unifiée (1 Corinthiens 15:42-45). Les autres iront en enfer, où leur esprit sera tourmenté éternellement pour le mal qu'ils auront fait. 
Ange
Les anges sont des êtres de nature spirituelle (avec un corps non fait de chair comme nous), messagers de Dieu (littéralement les mots hébreu et grec traduits par "ange" veulent dire "messager, envoyé"). Invisibles pour les hommes, ils sont au service de Dieu et forment "l'armée du ciel" (terme souvent usité dans l'Ancien Testament). La Bible cite le nom de certains (Gabriel -celui qui annonce la naissance de Jésus à Marie-, Micaël). Les anges, comme les hommes, sont des créatures et ne font donc pas l'objet d'une dévotion. Comme les hommes, ils ont un libre arbitre et certains se sont rebellés ouvertement contre Dieu. Ces derniers sont appelés anges déchus ou démons. Dans l'Ancien Testament, un ange est très spécial par rapport aux autres : c'est l'Ange de l'Eternel. En effet, il est à la fois distinct et identique à Dieu, parlant et agissant en Son nom, et sa présence équivaut à celle de Dieu. Il s'agit de Jésus-Christ lui-même, le seul être à manifester la nature et la présence de Dieu. Ainsi, dès l'Ancien Testament, le Christ est-il annoncé et manifesté aux croyants, les amenant à placer leur foi dans le Dieu qui fait grâce et pardonne les péchés. C'est lui par exemple qui parlait à Abraham et à Moïse (Genèse 19 ; Exode 24:10).
Apocalypse
  C'est le nom grec du dernier livre de la Bible. Curieusement, les versions françaises de la Bible n'ont pas traduit ce mot qui signifie "révélation/dévoilement". Dans ce récit, l'apôtre Jean expose la vision que Jésus lui a donnée concernant ce qui va arriver à la fin des temps (ou fin du monde). Le terme, passé dans le vocabulaire courant, désigne quelque chose de dramatique, d'horrible. Effectivement, la fenêtre qui est ouverte par la Bible sur le futur de l'humanité montre que la terre et l'espèce humaine connaîtront une fin plutôt catastrophique. L'humanité, loin de s'améliorer, ira de mal en pis, finissant par aboutir à une société totalement inique, contrôlée par un dictateur pervers se proclamant Dieu : l'antéchrist. Cela peut paraître pessimiste et irréaliste, mais lorsque l'on considère comment les civilisations ont quasiment toutes finies (peuple de l'île de Pâques qui s'est auto-détruit, milliers de sacrifices humains perpétrés par les Mayas, décadence des Romains...), nous voyons que la Bible nous montre tels que nous sommes. Cependant, bien qu'en partie annonciateur de malheurs, le livre de l'apocalypse est un livre d'encouragement pour les croyants. En effet, Jésus vient réconforter tous ceux qui aiment la justice, la vérité et l'amour en leur annonçant une heureuse issue. Il reviendra sur terre pour mettre fin de façon définitive au règne du mal et pour juger les hommes (voir jugement dernier). Les hommes méchants seront châtiés avec justice tandis que tous ceux qui souffrent sous le joug de l'antéchrist et qui restent fidèles à Dieu seront délivrés et secourus. Jésus récompensera ceux qui auront accepté Dieu dans leur vie. Une nouvelle terre dépourvue de la présence du péché sera créée : là vivront pour l'éternité et en présence de Dieu tous ceux qui auront été droits pendant leur vie et qui auront confié leur vie à Jésus. " Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus. Il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu" (Apoc. 21:3-4). C'est ce qu'on appelle le paradis, ou la vie éternelle promise par Jésus.
Chair
  Ce mot biblique a plusieurs sens. Tout d'abord, comme en français, il désigne le corps d'un être vivant. L'apôtre Jean dit ainsi que la Parole de Dieu a été faite chair, c'est-à-dire s'est incarnée, a pris forme humaine dans la personne de Jésus. Pour les Hébreux, le corps et l'âme ne sont pas séparés (voir âme); ainsi, le corps n'est pas une enveloppe qui contient ou emprisonne l'âme (cette idée est issue de courants grecs gnostiques). Un être vivant est un. Cette conception, donnée par Dieu aux Hébreux il y a des millénaires, est confirmée par les sciences humaines modernes. L'apôtre Paul, à la suite de Jésus, emploie le mot chair dans un autre sens. En effet, dans le Nouveau Testament, le principe de la chair désigne le véhicule du péché en nous. Ce n'est pas notre corps  physique terrestre, mais plutôt une notion, un principe qui ne peut être représenté, et qui est le siège du mal en nous. Ce principe du mal, présent en chacun de nous (à la fois dans notre corps et dans notre pensée), nous pousse à faire de mauvais choix, à parler ou à agir de manière purement égoïste ou malsaine. Il s'oppose à l'Esprit de Dieu qui voudrait nous guider vers le bien : "car je sais qu'en moi -je veux dire dans ma chair- le bien n'habite pas : vouloir le bien est à ma portée, mais non pas l'accomplir... " ; "la chair tend à la mort, mais l'Esprit tend à la vie et à la paix" (Epître de St Paul aux Romains ch.7 v.18 et ch.8 v.6). Les "passions charnelles" désignent les excès en tout (pas seulement la luxure, mais aussi la colère, l'amour possessif, l'amour de l'argent...). Malheureusement, pendant longtemps, à cause d'une mauvaise compréhension de la pensée de Paul, beaucoup ont cru que notre corps et ce qui le concerne (le sexe, la nourriture) était la cause de nos dépravations. Cela a été source de pénitences corporelles diverses et variées, totalement injustes et inutiles. Faire souffrir le corps ne peut pas éradiquer le mal en l'homme. En revanche, Paul nous dit que Jésus est venu apporter le seul remède au problème du péché : il s'est sacrifié, il est mort pour chacun(e) de nous, afin que nous puissions vaincre la chair et ses désirs égoïstes. Paul utilise aussi un autre mot pour désigner ce principe de la chair : c'est le "vieil homme". "Notre vieil homme a été crucifié avec lui (Jésus) pour que soit détruit ce corps de péché (la chair) et qu'ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché (faire le mal)" (Epître de St Paul aux Romains ch.6 v.6). C'est par la foi, en recevant Jésus dans notre vie, que nous pouvons expérimenter cette vérité : l'Esprit de Dieu vient en nous et nous donne les capacités de faire le bien et de refuser la voie du mal.
Colère de Dieu / condamnation
  La Bible, à la fois dans l'Ancien et le Nouveau Testament, parle de la colère de Dieu. Il faut, pour appréhender ce concept, se débarrasser au préalable de nos a-priori et de nos préjugés sur Dieu. En effet, l'image d'un Dieu courroucé, prompt à punir toute désobéissance, n'autorisant aucun plaisir, ne vient pas de la révélation de Dieu dans la Bible, mais d'une mauvaise culture. A l'inverse, certaines personnes sont tellement persuadés que Dieu est amour, que pour eux l'enfer n'existe pas (lieu du châtiment des méchants ; voir ce mot). La difficulté pour nous à concilier l'amour de Dieu et sa colère, vient du fait que Dieu se présente dans la Bible comme un Dieu qui nous aime plus que tout et en même temps qui exècre le mal que nous faisons ou pensons. Nous sommes souvent incapables de faire cette distinction. Soit nous faisons confiance à une personne (ou à nous-mêmes) et nous considérons parfois inconsciemment qu'elle ne peut pas faire de fautes ou d'erreurs ; soit nous rejetons celui ou celle qui nous a fait du mal, incapables de discerner en cette personne ses bons côtés et le fond de son coeur. Dieu, lui, nous connaît mieux que nous-mêmes. Il voit ce qu'il y a au plus profond de nous, et sait pertinemment qu'en nous cohabitent le meilleur et le pire. Il n'aime pas ce que nous faisons de mal ; il est en colère à cause de ça, mais ne nous rejette pas pour autant. Au contraire, c'est son amour pour nous qui l'amène à être en colère, non contre nous, mais contre ce que nous avons fait de mal. Car le péché nous nuit, à court ou à long terme. Parce que Dieu tient à nous, il est profondément attristé pour nous lorsque nous agissons mal, et parce qu'il est pur, juste, plein d'amour, il ressent de la colère par rapport à tout acte ou toute parole qui ne l'est pas. L'amour de Dieu pour nous est un amour passionné, entier, et pur. Il veut pour nous le meilleur, c'est-à-dire que nous puissions être fiers de nous, que nous puissions à son image manifester l'amour, la justice, l'honnêteté, la vérité... Si Dieu est parfois en colère, il ne passe pas à l'acte pour autant, en nous punissant au moindre faux pas. Car Dieu est sage et maître de lui ("lent à la colère", dit la Bible). Il lui arrive de reprendre quelqu'un, de le corriger (pas forcément au travers d'événements douloureux), mais c'est toujours avec à propos, de façon non disproportionnée et c'est là encore une marque d'amour. La correction est destinée en effet à avertir la personne pour ne pas qu'elle continue dans la mauvaise voie ; elle vise à l'amener à la repentance pour qu'elle puisse changer. "L'Eternel châtie celui qu'il aime" (Prov. ch.3 v.12). "Dieu nous châtie pour notre bien" (Hébreux ch.12 v.10). A la fin des temps, Dieu jugera tous les hommes selon ce qu'ils auront fait de bien ou de mal. Ce jour (voir jugement dernier) est un sujet d'espérance pour ceux qui se sont confiés en Jésus-Christ. Ils n'ont pas à vivre dans la peur d'une sanction sans appel : en effet, Dieu les accueillera dans son amour ("l'amour bannit la crainte" 1Jean ch.4 v.18)(voir paradis). Mais Dieu punira ceux qui ont causé le mal autour d'eux sans s'en être repentis, sans en avoir demandé pardon. Ce sera pour eux un jour terrible de condamnation (voir enfer).
Démon
  La Bible parle d'esprits malins ou mauvais. Initialement, ce sont des êtres spirituels, qui sont devenus hostiles à Dieu et aux hommes (Jude 6 ; 2 Pierre 2:4). Ils s'ingénient donc à perturber le plan d'amour de Dieu pour les hommes et à perturber toute bonne initiative venant des hommes. Ils peuvent entrer en possession de quelqu'un (la personne ne contrôle plus son corps, ses pensées ou ses paroles), ou causer des maladies mentales ou physiques. Bon nombre de maladies ou handicaps que Jésus guérissait étaient dus à des démons. Jésus les chassait pour délivrer les personnes de leur emprise. Les démons insufflent aussi aux hommes des pensées d'orgueil, de méchanceté, d'amour de l'argent ou du pouvoir, de débauche, de mensonge... Derrière toute pratique occulte se cachent des démons. Dieu laisse aux démons une certaine liberté pour agir (comme toute créature, ils jouissent d'une relative autonomie de pensée et d'action), mais il met une limite à leur capacité de nuire et reste en contrôle de tout. Une personne qui a invité Jésus dans sa vie, qui a reçu le pardon de ses péchés, et qui place tous les domaines de sa vie sous le contrôle de Dieu, n'a plus à avoir peur des démons. Jésus a pleine autorité sur eux et il est celui qui protège et délivre le croyant. Le sort final des démons sera l'enfer, comme pour les hommes qui ont choisi de faire le mal.  
Diable
  Aussi appelé Satan dans la Bible, le diable n'est pas un mythe, une figure littéraire ou une personnification du mal : il est bel et bien réel. C'est un être spirituel (dont le corps n'est pas charnel comme le nôtre; il est donc invisible) qui, le premier, s'est rebellé contre Dieu. Il a entraîné à sa suite une partie des anges (devenus des démons). Le diable veut être adoré à la place de Dieu (au travers d'objets, d'attitudes, de concepts ou de personnes idolâtrées) et avoir les hommes sous sont pouvoir (au travers de la dépendance à quelque chose ou à quelqu'un). Appelé aussi le malin par Jésus, il n'a rien de bon en lui. Toutes ses pensées sont tournées vers le mal. Il est derrière toutes les pratiques occultes (communication avec les morts, voyance, sectes...), les tentations de notre société, les guerres, les malveillances... Il pousse les hommes à pécher et utilise pour cela les démons. Il est le serpent rusé de la genèse qui a tenté les premiers hommes et les a incités à tourner le dos à Dieu (Apocalypse 12:9)(voir péché originel). A la fin des temps, il inspirera et contrôlera un homme, l'Antéchrist, lui conférant un grand pouvoir de séduction, afin d'imiter Dieu et de se faire adorer par les hommes (voir Apocalypse). Bien que très puissant et très rusé, le diable n'est pas d'une force égale à Dieu, ni une sorte de yang contrebalançant un ying. C'est un être qui a été créé par Dieu (bon à l'origine, devenu mauvais parce qu'il voulait être Dieu), qui lui reste soumis, même si, comme les anges et les hommes, il possède une grande liberté d'action. Sa fin sera l'enfer, juste sanction pour tout le mal qu'il aura fait ou fait faire (Matthieu 25:41). Le mot "diable" vient du grec diabolos qui veut dire « celui qui divise », le semeur de haine ; tandis que "Satan" provient d'un terme hébreu qui signifie « l'adversaire », celui qui vient nous empêcher de manifester l'amour, de suivre l'exemple de vie du Christ et de mettre notre confiance en Dieu.
Enfer
  Ce mot a été tellement caricaturé, utilisé à mauvais escient, que l'on ne pense plus à ce qu'il signifie vraiment. L'enfer (littéralement "les régions inférieures") n'est pas un terme biblique, bien qu'inspiré d'un passage du Nouveau Testament. La Bible utilise en fait une trentaine d'expressions différentes pour parler du sort final des hommes méchants. Même si parfois le langage est imagé pour nous donner une idée de l'au-delà, l'enfer est une terrible réalité, loin des fantasmes du Moyen Age. Il s'agit en fait d'une séparation éternelle d'avec Dieu. Il arrivera un temps où chacun(e) sera jugé selon ce qu'il aura pensé, fait ou dit, et notamment selon son attitude vis à vis de Dieu ou de son prochain (voir jugement dernier). Notre responsabilité sera évaluée selon les éléments dont nous disposions et tous ceux qui auront fait le mal sans l'avoir regretté, sans en avoir demandé pardon, tous ceux qui auront délibérément choisi de vivre sans Dieu durant leur séjour sur terre, iront dans un endroit en conformité avec leur choix : un lieu où le mal règne et où aucune intervention de Dieu n'est possible. La Bible ne dit pas à quoi ressemble l'enfer mais s'attache comme toujours à nous donner l'information qui nous importe : c'est un lieu spirituel où n'existe que la souffrance, sous toutes ses formes (angoisse, peurs, pleurs, peines, tourments...). Ainsi, ce sera à la fois une juste condamnation pour ceux qui ont fait le mal, et en même temps la conséquence inéluctable de leur propre choix. Dieu ne contrarie donc pas son caractère d'amour, en laissant aller ceux qui ne veulent pas de Lui dans un lieu dépourvu de sa présence. Dieu prouve au contraire son amour pour nous en ce que Jésus est venu prendre sur lui la condamnation à laquelle nous aurions droit. Il est mort à notre place afin de nous pardonner nos péchés. Il apporte ainsi à tous ceux/celles qui lui confient leur vie, l'assurance du salut, c'est-à-dire la certitude qu'ils échapperont à l'enfer et iront pour l'éternité dans la présence de Dieu, dans un lieu où le mal ne sera plus (voir paradis).
Fils de Dieu/Fils de l'homme
  Les "fils de Dieu" sont dans la Bible tous les croyants qui mettent leur espérance en Dieu. Ils sont fils de Dieu car Dieu se manifeste à eux comme un vrai père : aimant, protecteur, consolateur, éducateur (voir nouvelle naissance). Le "Fils de Dieu" désigne par excellence le Fils unique de Dieu, c'est-à-dire Jésus. Cette expression ne veut pas dire que Jésus soit un fils "naturel", "biologique", de Dieu, mais désigne sa nature commune à celle de Dieu, et la relation intime et mystérieuse qui existent en Dieu au sein de la trinité. Dans les évangiles, Jésus se présente aussi très souvent comme "le Fils de l'homme", faisant référence à une prophétie messianique de Daniel (Dan. 7:13). Il explicite par cette formule que les prophètes avaient annoncé la venue d'un messie à la double nature : à la fois pleinement Dieu et pleinement homme (voir à ce sujet l'article : prophéties bibliques annonçant le Messie).
Foi
  Le mot foi vient du latin fides ("parole donnée"), signifiant confiance. Il traduit les mots hébreu et grec de la Bible qui désignent, non pas une croyance, ni une volonté d'auto-persuasion mais une tranquille confiance en un Dieu réel, tout-puissant et proche, qui accomplit ce qu'il a annoncé, et surtout qui seul sauve, à cause de sa grâce. La foi vient donc de l'écoute de la Parole de Dieu. Après avoir entendu Dieu lui parler au travers de la Bible ou par son Esprit, le croyant est appelé à avoir confiance en qui est Dieu, pour vivre les promesses qui lui sont faites (Rom. 10:17) (voir l'article : la Bible, parole d'hommes ou parole de Dieu ?). Avoir la foi, c'est donc donner son adhésion inébranlable, malgré les épreuves subies ou les événements contraires, à la parole et à la volonté divines. Le premier modèle de foi est Abraham, qui crut Dieu sur parole, quand ce dernier lui annonça que malgré l'âge avancé de sa femme, il aurait un enfant. La foi est un don de Dieu, créé en nous par l'Esprit-Saint, en réponse à notre désir de confier notre vie à Dieu. En effet, le mot foi veut également dire fidélité. Celui donc qui ne veut pas conformer sa vie aux commandements d'amour de Dieu, ou qui doute de Lui alors qu'il a clairement entendu Dieu lui parler, ne saurait voir les promesses de Dieu s'accomplir dans sa vie. C'est par la foi en Jésus-Christ que nous sommes sauvés : cela signifie qu'en croyant et en acceptant que nos péchés ont été pardonnés par son sacrifice, nous recevons de Dieu la ferme assurance que nous ne serons pas condamnés à notre mort mais que nous aurons la vie éternelle (voir jugement dernier). Le chrétien sait que cette promesse se réalisera car lorsqu'il croit en Jésus, Dieu se fait connaître à lui et une relation d'intimité démarre entre eux, qui se prolongera jusque dans l'éternité.
Gloire
  La Gloire de Dieu, dans la Bible, est le rayonnement, l'éclat qui se dégage de sa personne, à cause de toutes ses perfections. Lorsque Dieu se manifeste aux hommes, dans l'Ancien Testament, sa gloire les éblouit comme un soleil, comme une boule de feu dévorant. Elle inspire la crainte, le respect, l'adoration, car l'homme prend alors conscience de sa petitesse et de la noirceur de son âme, devant la puissance et l'immensité de son Créateur. Personne ne peut voir Dieu, mais en Jésus-Christ, la gloire de Dieu s'est pleinement manifestée sur terre (Evangile de Jean 1:14). "Dieu était en Christ" (2 Cor. 5:19) et Jésus a montré la grandeur de Son amour, la puissance de Son nom (les miracles), ainsi que Sa victoire sur la mort et le péché (sa résurrection) (cf. l'article : "Jésus est-il Dieu ?"). Un jour, le Christ reviendra dans toute sa gloire, pour juger le monde et mettre fin au mal qui règne sur la terre (voir : jugement dernier, apocalypse). 
Grâce (la grâce de Dieu)
  Dans la Bible, c'est la faveur imméritée que Dieu nous accorde en pardonnant nos fautes et en nous déclarant justes devant lui (c'est-à-dire innocents, débarrassés de la culpabilité de nos péchés). Cela est possible à cause du sacrifice de Jésus-Christ pour nos péchés. La capacité à faire le mal qu'il y a en nous (que la Bible appelle le péché) nous condamne à être éternellement séparés de Dieu. Mais parce que Dieu nous aime, il a décidé de nous pardonner et de nous offrir la réconciliation avec Lui, en envoyant son Fils unique, Jésus, mourir à notre place (Evangile de Jean 3:16 ; 2 Cor; 5:18-19). Jésus s'est donné volontairement pour nous, afin de nous offrir le salut, c'est à dire, pour celui/celle qui croit : recevoir l'assurance que ses fautes sont pardonnées, avoir la possibilité d'une relation intime avec Dieu, et avoir la certitude qu'il/elle ira au paradis. Dans sa grâce, Dieu fait de ceux qui croient en Lui, ses enfants et il devient un Père qui prend soin d'eux (voir le mot : nouvelle naissance) La grâce est l'oeuvre de la volonté de Dieu ; elle procède de son amour seul. Nous n'y pouvons rien et n'avons rien à faire pour la mériter. La grâce se reçoit par la foi. Cela implique que nous soyons conscients de nos péchés et que nous demandions pardon à Dieu (et à ceux auxquels nous avons fait du mal), que nous acceptions le sacrifice de Jésus pour nous et que nous accueillons l'Esprit de Dieu en nous, pour vivre notre vie d'une manière plus aimante envers notre entourage (nous laisser changer par Dieu pour améliorer notre comportement et faire le bien).
Incarnation/incarné
  Le mot "incarnation" n'est pas de la Bible, mais vient du latin carnis, "chair". Il désigne le fait que le Dieu invisible qui a créé l'univers s'est un jour fait homme pour se révéler à nous. Il a pris chair en Jésus, devenu pleinement homme, tout en gardant son essence divine (notamment manifestée par le fait qu'il soit sans péché). Le Christ a assumé jusqu'au bout la condition humaine, avec toutes ses limites et ses faiblesses (il a expérimenté la faim, la soif, la fatigue...),  y compris jusque dans la souffrance et la mort. On parle encore, au sujet de Jésus, de la Parole de Dieu faite chair, ou du Verbe incarné, car la Bible appelle aussi Jésus "Parole de Dieu" (Evangile de Jean 1:1) (lire à ce sujet les articles : "Jésus est-il Dieu ?" et "Trinité").
Justice de Dieu / jugement dernier
Dans la Bible, Dieu est le justicier par excellence : de lui viennent les notions de justice, de droits et de devoirs, d'équité et de probité. Dieu aime celui qui fait le bien et garde sa colère pour celui qui fait le mal. La justice de Dieu ne s'accomplit pas toujours sur la terre (ce qui amène certains à penser qu'Il n'existe pas ou qu'Il est impuissant), pour plusieurs raisons. L'une d'entre elles est que Dieu a délégué sa justice aux hommes. Sa justice s'accomplit dans un pays qui a établi ses lois d'après la pensée de Dieu (consciemment ou non), et qui cherche à faire régner le droit (ne pas laisser le mal, sous quelque forme que ce soit, prendre le dessus sur le bien) (Rom. 13:1-5). A la fin des temps, Dieu jugera le monde : tout ce qui a été fait en secret sera révélé (Matth. 10:26) et nous serons tous jugés selon le bien ou le mal que nous aurons dit ou fait, mais aussi pensé (2 Cor.5:10, Matth. 5:28). Il en résultera la vie éternelle pour les uns (voir : paradis) et la mort éternelle pour les autres (voir : enfer). C'est ce que les chrétiens et les Juifs appellent le jugement dernier (en référence aux passages : Daniel 12:2 ;  Apocalypse 20 : 11-15). Etre sauvé, avoir l'assurance du salut, c'est savoir que l'on va être accepté par Dieu et que nous serons avec lui dans l'éternité, parce que nous aurons été déclarés "justes" : Juste devant Dieu/justification : les termes bibliques "déclaré juste" et "justification", sont empruntés au vocabulaire juridique. Un accusé est déclaré juste (est justifié) par un tribunal, lorsqu'il est déclaré innocent de tout mal. D'où la tendance de certains à croire que, lorsque la Bible emploie ces mots pour parler de notre condition devant Dieu, nous devons pratiquer certaines règles de conduite pour nous présenter honorablement devant Dieu (sans quoi la sanction sera l'enfer). Mais la Bible ne parle jamais de cette "justice"-là, acquise par nos propres actions. Elle nous rappelle au contraire que le péché est en nous (péché = principe du mal => voir ce mot). Nous sommes donc incapables d'accomplir parfaitement le bien que Dieu voudrait. Qui pourrait se targuer d'avoir observé ne serait-ce que les 10 commandements, par exemple ? Personne. C'est pourquoi nous ne voyons jamais dans la Bible quelqu'un se vanter d'avoir mérité le salut. Pour prendre une image, un criminel ne peut espérer être déclaré juste devant un tribunal. Il ne peut qu'espérer la grâce du chef de l'état. De même, nous ne pouvons prétendre être justifiés par Dieu, à cause du péché en nous. Seule la grâce de Dieu (voir ce mot) peut nous assurer son acceptation, le salut et l'éternité. Le salut que Dieu nous offre consiste en ce que, alors que nous sommes pécheurs, il nous déclare "juste" (innocent de toute faute) et acceptable devant lui pour la vie éternelle, parce que Jésus a payé à notre place la sanction que méritait notre péché. Cette grâce est gratuite pour nous, c'est-à-dire totalement imméritée ; nous ne pouvons rien faire qui l'améliore ou l'amenuise. En même temps, elle a coûté à Dieu. Car il ne "passe pas l'éponge" sur nos péchés, comme s'ils n'étaient rien, au mépris de la justice. Sa justice au contraire a été accomplie, en ce sens que Jésus a été condamné à notre place, sur la croix. C'est ce qu'on appelle la substitution de Christ en notre faveur. Dieu a donc livré son propre Fils à la mort, par amour pour nous. Mais, si nous n'avons pas d'efforts à faire pour mériter le salut de Dieu, nous ne pouvons recevoir sa grâce que par la foi. Cela signifie que nous devons reconnaître et accepter publiquement le sacrifice de Jésus pour nous et croire que grâce à son acte d'amour, Dieu nous déclare juste devant lui (sauvés). Voici une image qui aide à comprendre le principe de la foi : pour prendre un métro ou un bus, il faut un ticket. Quand bien même une personne aurait fait un voyage à bord du métro, comme les autres passagers, si elle n'a pas de ticket et qu'elle se fait contrôler en fin de parcours, elle sera arrêtée. De même, la foi est notre ticket qui nous autorise à aller à destination (la vie éternelle). Si une personne essayait de "voyager" sur terre vers le salut, en cherchant à mériter le pardon de Dieu par ses propres forces au lieu de vivre par la foi en Jésus, elle ne serait pas admise dans la vie éternelle (à sa mort, le "contrôle" des tickets). A l'inverse, pour celui/celle qui a accepté le pardon de Dieu par la foi, il n'y a plus aucune condamnation qui l'attend et il/elle est assurée de la vie éternelle.
Loi
Ce terme de l'Ancien Testament fait référence aux règles de vie que Dieu avait données au peuple Juif, par l'intermédiaire de Moïse, pour instituer un état théocratique (= Dieu est le souverain). Il désigne les 5 premiers livres de la Bible, appelés aussi pentateuque. Les 10 commandements en sont le noyau central et constituent par essence une loi universelle, valable pour tous les peuples de tous les temps (et non réservée aux Juifs). Le but de la Loi de Dieu était de nous révéler Sa pureté, Son standard du bien (très haut placé) et donc ses exigences pour nous, afin que nous nous comportions à son image, pour que notre société soit exempte du mal. Le fait que nul homme ne soit capable d'accomplir la Loi ne signifie pas que Dieu soit inintelligent ou tyrannique, mais que nous avons le péché en nous. Ce péché (le principe du mal) nous empêche de faire le bien et de nous aimer les uns les autres à la hauteur de ce que Dieu voudrait pour nous. Nous avons la volonté et le désir, mais non la capacité de le faire (Rom. 7). Or la Loi de Dieu est très stricte et condamne à mort toute personne n'accomplissant pas à la perfection tous les commandements. Nous sommes tous coupables devant Dieu parce que la capacité à faire le mal est en nous et que nous avons tous fait du mal. Le péché entraîne notre mort physique et nous condamne à la séparation éternelle d'avec Dieu. En effet, Dieu est saint (c'est-à-dire pur, sans mal), et il ne peut cohabiter avec le mal. Nul de nous ne peut donc par lui-même rencontrer Dieu, découvrir le bonheur et être délivré du poids de ses fautes. Nous sommes comme un naufragé perdu en mer, dont le sort est inéluctable si personne ne vient l'aider. Notre seul espoir est donc que quelqu'un vienne nous sauver pour que nous puissions un jour expérimenter l'amour de Dieu et avoir l'assurance de la vie éternelle. Il nous faut être délivrés de notre condition de pécheur. La Loi de Dieu est "comme un pédagogue pour nous conduire à Christ", dit l'apôtre Paul (Gal. 3:24). Car Jésus est le Sauveur préparé par Dieu : en prenant sur lui les conséquences de notre péché, en mourant à notre place, le Christ nous permet d'être libérés de la condamnation de la Loi. Par sa résurrection, Jésus donne le moyen à celui qui croit en Lui de vaincre le péché et ainsi d'accomplir la Loi de Dieu.
Mort
Dieu n'a pas voulu que la mort survienne dans le monde. A l'origine, les hommes pouvaient vivre éternellement dans la présence de Dieu. Mais la mort (et avec elle tout ce qui lui est rattaché : les maladies, la vieillesse...) est la conséquence de la désobéissance des premiers hommes (voir  péché originel). La mort, nous dit la Bible, est double : elle est physique (notre corps vieillit puis va se désagréger) et aussi spirituelle (notre esprit âme est coupée de Dieu, source de l'Amour dont nous avons besoin). Elle correspond donc à la cessation de la vie dans ces deux dimensions. Après notre mort physique, nous serons jugés par Dieu, selon le mal et le bien que nous aurons fait. Les uns iront dans des lieux de tourments (l'enfer), tandis que d'autres hériteront de la vie éternelle dans la présence de Dieu (le paradis). Ceux qui auront placé leur confiance en Jésus (voir salut), seront eux aussi jugés, mais sont assurés d'ores et déjà du pardon de leurs fautes. Ils ont ainsi l'assurance qu'ils iront dans la présence de Dieu et que leur jugement ne pourra pas être la peine capitale (la condamnation à l'enfer). Ceci n'est pas une croyance ; c'est une réalité car Jésus est vivant : il est revenu de la mort et est donc, pour tous ceux qui croient en lui, la preuve vivante de la vie éternelle qui les attend (voir l'artcile : enfer, paradis : réalités ou croyances ?). Ceux/celles qui ont foi en Jésus, passent déjà sur terre de la mort spirituelle à la vie éternelle. C'est ce que la Bible appelle la nouvelle naissance. L'esprit des croyants est remis en communion avec l'Esprit de Dieu, ce qui leur permet d'expérimenter et de ressentir la présence de Dieu et son action dans leur vie. Après leur mort, ils recevront un nouveau corps, de nature spirituelle.
Nouvelle naissance
Cette expression vient de Jésus (Evangile de Jean 3:3-5) et désigne le changement qui s'opère dans la vie de celui/celle qui met sa foi en Jésus. Nous sommes nés une première fois, physiquement, mais notre esprit est "mort", c'est-à-dire qu'il est coupé de Dieu (voir mort). Lorsque quelqu'un croit en Jésus et l'accepte dans sa vie pour suivre ses commandements, le Saint-Esprit vient régénérer son esprit : c'est une nouvelle naissance, de nature spirituelle. La personne découvre alors une relation personnelle avec Dieu. Elle peut entrer en communication avec Dieu, vivre Son action dans sa vie, et elle reçoit l'assurance du pardon de ses péchés. Dieu fait de cette personne une nouvelle créature (2 Cor. 5:17) : si le croyant se laisse changer intérieurement par Dieu, son comportement est transformé. Il/elle devient un enfant de Dieu : Dieu se manifeste à lui/elle comme un vrai Père (1 Jean 3 : 9-10, Rom. 8:14-15).
Paradis
Comme l'enfer, le mot paradis ne veut plus rien dire pour beaucoup de gens aujourd'hui, tellement il a été galvaudé. Pourtant, c'est lui aussi une réalité. Le terme vient de la traduction latine de la Bible, qui désignait le lieu de félicité où l'homme avait été créé. L'endroit ne nous est pas décrit avec précision, la Bible mettant l'accent sur ce qui est primordial : c'est là que l'homme vivait en harmonie avec son Créateur, avec son prochain et avec la nature. Mais, à cause du péché survenu en l'homme (le mal), les hommes ont perdu leur relation avec Dieu et donc ce paradis. La vie sur terre est devenue dure et douloureuse. La mort et la souffrance ont fait leur apparition. Progressivement, chez les Juifs, le mot paradis a désigné l'endroit de repos et de bonheur où seront les croyants après leur mort (le paradis retrouvé, encore appelé ciel par les chrétiens), par opposition avec l'enfer (lieu où iront ceux qui ne seront pas sauvés). Jésus confirme cette destinée après la mort, pour ceux qui seront passés au travers du jugement dernier (c'est-à-dire jugés dignes d'aller dans la présence de Dieu et de ne pas subir la condamnation de leurs péchés). Ainsi, la Bible, dans le livre de l'Apocalypse, s'achève par la création d'une nouvelle terre où la mort, le mal, la souffrance n'existeront plus et où les croyants vivront une relation d'amour et d'intimité avec Dieu. Ceux qui auront souffert seront consolés, justice sera faite, le bonheur sera enfin possible et ce, pour l'éternité. Jésus, en ressuscitant des morts et en montant au ciel, a donné la preuve éclatante que le paradis n'est pas une invention de l'homme ou un espoir irréel mais bel et bien une vérité. C'est pourquoi il a pu dire au brigand qui était crucifié avec lui : "aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis" (Evangile de Luc 23:43).
Péché - péché originel (dictionnaire biblique)
* Le péché : La notion de péché est propre à la Bible. Le mot traduit par "péché" veut dire littéralement en hébreu "manquer le but, rater la cible" (il était utilisé par les archers pour dire qu'ils avaient manqué leur coup). Il désigne dans la Bible le fait que l'homme, par son attitude de doute ou de rejet par rapport à Dieu, se coupe du plan de bonheur que Dieu a pour lui. Ainsi, il ne s'agit pas tant de la transgression d'une loi morale - comme on le croit souvent- que d'une rupture d'une relation personnelle entre l'homme et Dieu. Dieu veut bénir l'homme, l'amener à être véritablement heureux. Cette vraie vie est dans une relation de communion avec Dieu puisqu'il est par essence la Vie et l'Amour. Faire sa vie sans Dieu revient donc à manquer le but de la vie : la vie perd son sens, elle n'a plus de but, elle devient difficile. Le péché en tant que tel est une faute dans le sens où il s'agit d'une rupture unilatérale (par la volonté de l'homme) d'une relation harmonieuse entre Dieu et l'homme. Comme toute rupture elle entraîne blessures profondes, conséquences désastreuses et appelle à réparation. Ce n'est que tardivement que le péché a pris une connotation juridique d'iniquité, de transgression, de désobéissance. Cet abus de langage nous conduit malheureusement à croire que Dieu n'est qu'un despote sévère qui ne pense qu'à punir. Or Dieu est Amour. Lui, l'offensé, veut pardonner et nous empêcher de subir les conséquences dramatiques de nos propres actes. Il serait plus juste de dire que nos mauvaises actions sont le résultat de notre séparation d'avec Dieu. Par le fait que nous sommes coupés de l'Amour Vrai, nous avons perdu les repères de ce qui est bon pour nous (le bien) et nous sommes livrés à nos pulsions égoïstes (le mal). Nous sommes tous pécheurs, en ce sens que nous sommes coupés d'une relation intime et personnelle avec Dieu. C'est le péché en nous et sur terre qui cause les maladies et la mort. Cet état de fait nous conduit, si nous n'y faisons rien, à une séparation éternelle d'avec Dieu, après la mort (Rom. 6 :23). Actuellement, le mal règne sur terre, mais Dieu le limite et ne nous a pas retiré ses bénédictions et son Amour. La séparation éternelle sera marquée par l'absence totale de Dieu : seul le mal dans toute son horreur sera présent (voir "enfer"). Après la mort, nous ne pourrons plus changer d'attitude vis-à-vis de Dieu, ni de comportement. C'est sur terre que nous devons faire le choix d'accueillir ou non le salut de Dieu. Ce salut est offert à chacun(e) (voir ce mot). * Le péché originel : Cette expression ne se trouve pas dans la Bible mais a été employée par les chrétiens à la suite des réflexions de Saint Augustin (Vème siècle). Elle renvoie au chapitre 3 de la Genèse (1er livre de la Bible), qui raconte comment les premiers hommes ont perdu leur relation intime avec leur Créateur, à cause de leur orgueil. C'est l'apôtre Paul qui explique la signification et les conséquences de cet acte. Le péché originel consiste en ce que les hommes veulent être leur propre dieu. Au lieu de garder leur position de créatures, limitées, faillibles, dépendantes de Dieu pour tout, les hommes ont voulu s'arroger le droit de décider par eux-mêmes ce qui était bien ou mal pour eux et ont résolument choisi de faire leur vie sans Dieu, bien qu'il les aimât. Guerres, jalousies, meurtres, mensonges, vols, séparations... en ont résulté et sont le lot de tous les hommes de tous les temps, depuis cette faute première. Paul en effet explique que par ce choix effronté d'indépendance vis-à-vis de Dieu, le mal est entré en chacun(e) de nous (Rom. 5:12). Mais Dieu, parce qu'il nous aime, a décidé de nous aprdonner en Jésus-Christ, pour nous sauver.  
Salut/sauvé/sauveur
Terme biblique de l'Ancien et du Nouveau Testament, le salut est le cadeau gratuit que Dieu nous offre en Jésus-Christ, pour nous pardonner notre péché (le mal) et avoir la possibilité de retrouver une relation personnelle avec Lui. L'homme, ayant en lui-même le péché (le principe du mal), condamné à en subir les conséquences (souffrance dans sa vie ; séparation éternelle d'avec Dieu), a besoin d'être sauvé par un Sauveur divin. En effet, nous ne pouvons pas par nous-mêmes entrer en communication avec Dieu, car Dieu est pur, sans mal. Il ne cohabite pas avec le péché. Le mal en nous nous empêche d'expérimenter la présence divine. Et nous ne pouvons pas racheter nos fautes ou enlever le péché de nous-mêmes. Ce n'est seulement que si Dieu nous fait grâce, c'est-à-dire vient vers nous sans tenir compte de notre péché, que nous avons une chance de retrouver une relation d'intimité et d'amour avec notre Créateur. Le salut que Dieu offre est donc totalement différent d'une morale religieuse à suivre pour "gagner le paradis". Il ne faut pas faire des actes "religieux" particuliers, ni s'améliorer soi-même pour entrer en communion avec Dieu. En Jésus-Christ, Dieu nous offre ce cadeau, cette grâce (Eph. 2:8-9). Annoncé dans l'Ancien Testament, Jésus est le Sauveur du monde qui, en mourant à notre place, à pris sur lui les conséquences de notre péché. Il nous offre par là le pardon de Dieu par rapport à nos fautes. Par sa résurrection et l'envoi du Saint-Esprit, il nous permet de retrouver une relation d'intimité avec Dieu, et nous donne l'assurance du salut éternel (la vie après la mort, en présence de Dieu, en absence de tout mal ; voir : paradis). Le salut correspond à une nouvelle naissance (voir ce mot). Il est offert à chacun(e) mais s'obtient par la foi : - en reconnaissant notre péché et en demandant pardon à Dieu (c'est la repentance), - en ayant confiance en ce que Jésus a fait pour nous et en le remerciant pour son sacrifice, - en rendant publique notre décision de vivre avec Dieu (suivre son commandement d'aimer les autres et entretenir avec Dieu une relation de communion)
Trinité
Tous les chrétiens (catholiques, orthodoxes, protestants) sont convaincus que Dieu est unique, mais qu'il est en même temps, en lui-même, trois personnes : Dieu le Père, Dieu le Fils (= Jésus-Christ, aussi appelé la Parole de Dieu qui est devenue chair) et Dieu le Saint-Esprit (=l'Esprit de Dieu). C'est ce qu'on appelle la trinité. Le mot trinité n'est pas lui-même dans la Bible, mais il a été créé pour décrire ce que la Bible révèle de Dieu : le fait que Dieu soit unique et en même temps, en lui-même, trois "personnes" disctinctes (appelées ainsi faute de mieux). Par exemple, Jésus dit qu'il est Dieu fait homme et en même temps il parle de Dieu comme de son Père, distinct de lui. Jésus envoie l'Esprit-Saint de Dieu sur tous ceux qui l'accueillent dans leur vie, et il dit que c'est aussi son Esprit. Mais le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne sont pas trois dieux (croire en plusieurs dieux est condamné par la Bible). Nous ne pouvons comprendre ce que la Bible nous révèle de la nature de Dieu. Cela nous dépasse, comme le fait que Dieu soit présent partout en même temps. Cependant, le fait que la Bible nous dévoile cette nature "trois-en-un" de Dieu ne doit pas nous amener à penser que Dieu est "trop" transcendant pour nous, donc inaccessible, isolé dans ses mystères. La révélation est là pour nous montrer que Dieu est Amour. L'Amour vrai, pur, est en lui, est son essence, provient de lui. Dieu est source de l'Amour dont nous avons besoin et il peut l'être car l'Amour est ce qui unit sa tri-unité Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit. Ainsi, Dieu n'est pas "un" au sens de solitaire, isolé, mais "un" au sens d'unité absolue : « le Père et moi nous sommes un » dit Jésus. L'unité parfaite n'existe et ne peut tenir que s'il y a Amour parfait entre les personnes. Même si c'est progressivement (jusqu'au IVème siècle ap. J.C.) que la définition et la création du mot trinité a été réalisée par les responsables de l'Eglise Chrétienne, tous les chrétiens croyaient dès le début au Dieu trois en un, suite à l'enseignement de Jésus et des apôtres, consigné dans les Evangiles et les lettres du Nouveau Testament. C'est cette trinité qui est célébrée lors des cultes chrétiens, au travers des symboles du pain et du vin : Dieu le Père a donné son Fils et envoyé son Esprit pour que les croyants soient eux aussi un (unifiés) dans l'Amour.   
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