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Y a-t-il une vérité ou des vérités ?
par Alain Gervais N'DOBA

Qu’est-ce que la vérité ? Y a-t-il une Vérité ou y en a-t-il plusieurs ? Que disent les grands courants de pensée à ce sujet



Avant de parler de vérité, il faut définir la connaissance. Nous définissons la connaissance comme l'activité par laquelle l'homme cherche à comprendre la réalité. On nomme aussi connaissance le résultat de cette recherche, c'est-à-dire le savoir. La connaissance se présente sous deux aspects. Connaître une chose consiste d'abord à avoir une opinion sur elle : c'est l'aspect subjectif de la connaissance. Essayer d'approcher au mieux une définition la plus  conforme à son objet est la connaissance objective. La vérité est ce à quoi l'esprit peut et doit donner un assentiment. C'est la connaissance qui chercherait à être conforme au réel.

La notion de vérité


La notion de vérité a été depuis la naissance de la philosophie le théâtre de toutes sortes de doctrines qui s'opposent. Certains, comme les sophistes, pensent que la connaissance réside entièrement dans l'opinion subjective de chacun. C'est-à-dire que la vérité est relative au point de vue de chacun : il n'y a pas une Vérité, mais des vérités. D'autre part, il y a la doctrine de ceux qui, comme Platon, pensent que la connaissance consiste à savoir ce que sont les choses en elles-mêmes, objectivement, indépendamment de l'opinion que l'on peut en avoir.

Sur la vérité comme sur la liberté, l'on a pu tout dire, et son contraire. Un certain goût pour la grandiloquence du tragique, qu'on appelle le nihilisme contemporain, présente la rencontre de la vérité comme une expérience fatale pour l'homme. Chez Nietzsche, la recherche de la vérité peut nous anéantir ou nous faire basculer dans la folie. Chez Sartre, la révélation de la vérité de l'existence aboutit à l'absurdité. La rencontre de la vérité signifie la mort des illusions et le constat de la finitude humaine, qu'il trouve lamentable. Du coup, pour lui, rien ne peut nous attirer vers la vérité et, comme Nietzsche l'avait dit : « il faut que les hommes continuent d'entretenir des illusions, car ce sont elles qui les font vivre ! ».

Il est tout de même assez contradictoire de demander au philosophe de soutenir les illusions, quand par ailleurs on lui demande de mettre en garde les hommes contre leurs illusions ! Toutes ces doctrines conduisent l'homme au relativisme, à l'indifférence (tout est égal), à la méfiance, au goût du tragique, et enfin, au rejet de toute croyance et de toute contrainte sociale.

La philosophie orientale, qui cherche elle aussi la vérité, est une autre forme de ces pensées nihilistes, en prétendant que tout n'est qu'illusion. Elle présuppose également que par l'ascétisme et la transmigration, l'homme fini peut gagner l'infini, rejoignant en cela la frustration de Sartre devant la condition humaine.

Sciences humaines et sciences de la nature nous montre cependant que le monde obéit à des lois. Nos comportements suivent des règles, notre psychisme se développe selon des normes, la nature suit des lois. Nous ne pourrions pas survivre ni rien construire sans cette stabilité tangible. Il existe donc bien une Réalité, même si nous ne l'appréhendons que de manière floue, même si nous devons sans cesse réajuster nos connaissances. Personne ne détient la vérité absolue, mais cela n'implique pas qu'une Vérité objective n'existe pas.

Toutefois, il nous est impossible d'entreprendre la recherche de la vérité en nous appuyant sur notre seule raison ou encore sur notre expérience, car cela nous conduirait inévitablement à l'illusion. Nous ne pouvons connaître qu'imparfaitement. Nous sommes tributaires du progrès technique, de nos sens trompeurs, et nous ne pouvons faire abstraction de notre subjectivité.

Le rationalisme qui prétend pouvoir tout expliquer n'est pas satisfaisant. Par un autre chemin que celui de la philosophie sophiste, cette pensée postule de façon identique que l'homme peut appréhender seul la vérité. Or rien n'est moins sûr.

Alors, où se trouve la vérité ?

Qu'est-ce que la vérité ?

L'homme ne peut-il pas parvenir à la vérité ? Et si la Vérité n'était ni rigueur scientifique, ni subjectivité aléatoire ? Si elle était simplement transcendante et par essence libératrice, pour qui accepte de ne pas la saisir ? N'ouvrirait-elle pas la voie d'un monde plus vrai et plus heureux ?

Telle est la notion de vérité que présente la Bible.

Dans l'Ancien Testament, le mot hébreu 'emet', généralement traduit par vérité, est lié à un verbe qui veut dire "supporter, soutenir, établir", avec l'idée de solidité, de fidélité. Il est appliqué à des faits, qui peuvent être appréciés pour être vrais ou faux. C'est son sens intellectuel. Mais il a aussi le sens existentiel et moral qui présente la vérité en tant qu'attribut d'une personne : être vrai, c'est être droit, honnête, authentique, sûr, fidèle, juste, homme de parole... Ainsi, la vérité est un attribut fondamental de Dieu (Psaumes 108.5, 54.7...). Sa parole est vraie en ce qu'elle reste toujours valable.

En ce qui concerne l'homme, la vérité lui est demandée, d'abord comme devant être au plus profond de sa nature (Psaumes 51.8), ensuite dans sa réponse à Dieu et à sa loi, par l'obéissance (il s'agit d'être conséquent par rapport à ce que l'on croit et à ce que l'on proclame : agir et dire selon ce que l'on pense, donc obéir à Dieu si l'on dit vouloir le suivre). Enfin, la vérité est exigée comme fondement solide de toute relation humaine et de toute société (Exode 20.16).

Dans le Nouveau Testament, nous retrouvons ces deux sens. Mais l'Évangile offre une compréhension nouvelle et inattendue de la vérité, en la personne de Jésus-Christ.

Celui-ci dit qu'il est la Vérité personnifiée : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Évangile de Jean ch.14. v. 6). Cette vérité qu'aucun philosophe n'avait réussi à atteindre, qu'aucune intelligence n'avait pu saisir, qu'aucune personnalité n'avait pu réaliser par la pureté ou le comportement, cette vérité n'est donc ni un système abstrait de propositions, ni une éthique impersonnelle formulée en de nombreuses règles. Elle est, au contraire et à la fois, la réalité et l'éthique exprimées dans une personne qui est plus souple que la rigidité juridique et l'abstraction incompréhensible et qui est néanmoins immuable et conséquente.

Autrement dit, la Bible nous révèle que la source de toute connaissance, la Vérité fondamentale, se trouve en Dieu. L'homme ne peut prétendre y accéder, transcender sa condition en se faisant dieu. Mais il peut la connaître, car elle s'est révélée, manifestée à ses sens, à sa subjectivité et à son intellect, en Jésus-Christ. Si nous renonçons à nos prétentions d'autosuffisance ou d'auto sublimation, alors, « vous connaîtrez la vérité et la vérité fera de vous des hommes libres » dit Jésus (Évangile de Jean ch.8. v. 32).

Il ne s'agit nullement de connaître la vérité ou d'accéder à la liberté et à la sainteté par des pratiques ascétiques et par la transmigration, comme c'est le cas chez les bouddhistes et bien d'autres religions d'Asie. La Vérité nous dépasse : tous les efforts humains pour l'atteindre sont donc vains. C'est là que l'on voit tout l'amour de Dieu : il est venu pour nous la révéler, la mettre à notre portée, nous permettre de l'entrevoir. C'est le Saint-Esprit qui conduit les croyants dans la vérité (Évangile de Jean 16:13), les rendant capables de la connaître (Évangile de Jean 8:32) et de la pratiquer (Évangile de Jean 3:21).

Dieu veut se faire connaître de nous et nous conduire dans la vérité
. Il nous apporte le cadre, la charpente de références normatives, pour notre vie. Il nous apporte le fondement sur lequel construire les présuppositions nécessaires à une vraie sagesse et à un monde plus vrai et plus heureux. 

                                                                                                                                                                                                                                                      Alain Gervais N'DOBA est
docteur en philosophie et en théologie

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