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Australopithèque : est-il un ancêtre de l?homme ?
par T.G.

L'Australopithèque n'est plus un chaînon entre le singe et l'homme, dans le schéma de l'évolution de l'homme. Voici pourquoi...

 

Ce que révèlent les faits scientifiques

Les caractéristiques morphologiques des Australopithèques montrent que ce sont des singes à part entière, et non des intermédiaires entre les singes et l’homme :

 

* Le crâne de l'australopithèque est celui d’un singe (cf. figures ci-dessous):

- la capacité de la boîte crânienne est égale ou légèrement supérieure à celle d’un chimpanzé, soit une taille 3 à 4 fois plus petite que celle d'un homme.
- son front est plat et non élevé
- ses mâchoires avancent par rapport au reste de la face et il y a absence de menton
- sa dentition est typique d’un singe : mandibule robuste supportant des molaires épaisses (aptitude à broyer des racines, des écorces…) indiquant un régime herbivore autorisant par moment la consommation de viande (comme les chimpanzés)

   

 

 

* Le squelette de l'australopithèque montre clairement des aptitudes à vivre dans les arbres :

- ses membres antérieurs sont longs comme ceux des singes et l'articulation du coude permet un verrouillage lors de la suspension 

- les articulations des membres (surtout inférieurs) sont plus petites que chez l'homme indiquant que le poids de l'animal est réparti sur les 4 membres

- le pied est celui d'un singe avec le gros orteil mobile et non parallèle aux autres orteils (comme le pouce de la main), indiquant une aptitude à la vie dans les arbres (fig. ci-dessous)

 


Les paléo-anthropologues admettent donc aujourd'hui que l'australopithèque n'est pas un maillon entre les grands singes et l'homme, comme on le supposait auparavant dans la théorie classique de l'évolution. Comme les grands singes (chimpanzé, gorille, orang-outan), ils sont trop éloignés de l'homme pour ce qui est du cerveau et du corps pour en faire des ancêtres du genre humain.

Si les australopithèques sont des singes sans rapport avec l'homme, alors, pourquoi les scientifiques du monde entier ont-ils décrété pendant presqu'un siècle qu'il s'agissait du chaînon entre les singes  et l'homme ?

Ce qui a conduit à penser que l'australopithèque pouvait être un intermédiaire entre le singe et l'homme

Les australopithèques présentent une aptitude à la bipédie (marcher debout) claire et plus marquée que chez le chimpanzé. Comme on le voit sur le schéma suivant, le bassin de l'australopithèque ressemble beaucoup à celui d'un homme. Il est plus court et plus évasé que celui d'un chimpanzé. Les anthropologues estiment que l'australopithèque pouvait passer 40 à 60 % de son temps à marcher debout, contrairement aux chimpanzés qui ne le font qu'occasionnellement (5 à 10 % du temps). De plus, le bassin de l'australopithèque est un peu en "panier" comme celui de l'homme : c'est ce qui permet à notre bassin de soutenir le poids de notre corps et de soutenir les organes abdominaux placés au dessus de lui. Celui du chimpanzé, au contraire, est très allongé. Adapté à la marche à 4 pattes, la fonction de son bassin n'est pas de porter les organes abdominaux. Ce qui fait que lorsqu'il marche debout, le chimpanzé est obligé d'envoyer les hanches en avant, sans pouvoir déplacer ses jambes en simple rotation par rapport au bassin (comme nous le faisons).

 


En 1978, en Tanzanie, sur le site de Laetoli, une série d'empreintes de plusieurs animaux ayant marché sur un sol meuble (cendre volcanique) a été retrouvée par l'équipe de Marie Leakey. Parmi ces empreintes, celles de 2 (ou 3 ?) êtres bipèdes sont bien visibles : ce sont deux pistes de pas parallèles s'étendant sur une vingtaine de mètres. La taille des traces indique que les individus faisaient environ 1,20 m de haut. La piste de gauche est faite de petites empreintes : femelle ou jeune, on ne sait pas ; les grandes empreintes de droite semblent dues à deux individus mâles, l'un ayant peut-être marché dans les pas de l'autre. En raison de la datation, les paléontologues disent qu'il s'agit d'empreintes d'Australopithèques.

La découverte du premier primate bipède a mis en émoi le monde entier. Aux vues de cette bipédie, à une époque où la théorie classique de l'évolution était considérée comme un "fait" admis, les chercheurs ont pensé trouver les traces de l'ancêtre de l'homme. Cependant, au cours des années qui ont suivi, de nombreux ossements d'australopithèques ont été dégagés et c'est ce nombre de fossiles qui a permis d'établir avec certitude les caractéristiques simiesques des australopithèques.

Les anthropologues ont donc été amenés à réviser leurs conclusions :

- en plus du crâne sans ambiguïté (comme on l'a vu plus haut), l'insertion de la colonne vertébrale dans le crâne se fait plus vers l'arrière que chez l'homme, ce qui signifie que l'australopithèque ne se tenait pas debout comme nous, mais penché à la manière d'un chimpanzé.

- à bien y regarder, la forme du bassin présente des différences assez nettes avec celui de l'homme et, associée à une disposition oblique du fémur par rapport au bassin, elle ne permettait pas à l'australopithèque de marcher droit : il fallait qu'il fasse rouler ses hanches pour avancer debout.

- l'articulation du genou ne se bloque pas en hypertension comme chez l'homme, ce qui fait que l'australopithèque devait mobiliser toutes les parties de son corps pour la marche : celle-ci lui coûtait de l'énergie, alors que chez l'homme la marche est un mode naturel de locomotion.

- l'australopithèque marche en varus, c'est-à-dire sur le bord externe du pied et non pas en posant d'abord le talon, comme l'homme le fait (cette marche est donc typique là encore de celle du chimpanzé et ne permet pas la course bipède) 

- en raisons d'une cage thoracique conique et d'une respiration uniquement due aux mouvements du diaphragme, il était difficile pour l'australopithèque de rester longtemps en position debout sans s'asphyxier 

 

Réflexion sur le poids de la théorie évolutionniste

Un élément a fortement joué dans l'idée que les Australopithèques pouvaient être les ancêtres de l'homme : c'est la théorie de l'évolution. C'est en effet parce que beaucoup croient en cette théorie que l'on a cherché pendant des décennies les fameux "chaînons manquants" entre les espèces, supposées dériver les unes des autres. L'idée que l'homme descend du singe est un pré-supposé qui oriente les paléo-anthropologues dans leur interprétation des ossements retrouvés. L'exemple de l'homme de Néanderthal en est une autre illustration.

L'homme de Néanderthal a été décrit jusque dans les années 70-80 comme un homme presque singe, un pré-homme en quelque sorte. Les crânes de cet homme ont de fortes arcades sourcilières.  Pour certains scientifiques, c'était forcément un caractère « primitif » qui faisait de lui une brute mi-homme, mi-singe, voûtée et simple d'esprit. Cette idée a été répandue par Gabriel de Mortillet, préhistorien de la fin du XVIIIème siècle, anticlérical avéré. Pour les tenants de l'évolution, un chaînon entre les singes et l'homme avait été trouvé. Plus exactement : entre certains grands singes et certains hommes. En effet, pendant l'entre-deux guerre -époque où le racisme était de mise- on a dessiné des arbres "généalogiques" des différentes races humaines. L'homme blanc été montré comme "descendant" du chimpanzé et de Cro-Magnon (le premier homo sapiens identifié comme tel), tandis que l'homme noir aurait été issu d'une lignée parallèle venant du gorille et passant par Néanderthal. Et, pour forcer la réalité à rejoindre la théorie Darwinienne, l'on a fait force reconstitutions "animalisantes" de ce dernier. Aujourd'hui, heureusement, la rigueur scientifique a prévalu sur les préjugés et l'on reconnaît Néanderthal comme le vrai homme qu'il est.

A l'inverse, dans les représentations qui ont été faites de l'australopithèque et que l'on retrouve encore dans certains livres ou documentaires, on a volontairement humanisé ce singe, au point d'en faire un "presque homme", toujours pour les mêmes raisons. Depuis les années 2000, cependant, la prise en compte des données scientifiques a été faite par la majorité.

Il faut donc faire très attention à ce qui est présenté comme étant une vérité prouvée : même en science, nos préjugés et croyances l'emportent souvent sur les faits réels et une vérité ne l'est que pour la génération qui y croit.

à lire : Les Australopithèques. Gilles Berillon, Anne-Marie Bacon, François Marchal, Yvette Deloison. Ed. Artcom', 1999

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