Quête du bonheur: comment le trouver ?

Quête du bonheur: comment le trouver ?
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Est-ce utopique de vouloir être heureux ? Réflexion d’un psychothérapeute et point de vue chrétien

Avez-vous déjà réalisé que le bonheur ne s’achète pas ? Puisqu’il ne s’achète pas, il devient alors accessible à tous. Le riche ne peut l’obtenir par l’argent. On entend parfois cette expression : « À quoi ça sert d’être riche si on n’est pas plus heureux? ». Jamais vous n’entendez celle-ci : « À quoi sert-il d’être heureux si on n’est pas plus riche? ». On ne peut pas donner le bonheur au pauvre, même en étant animé du cœur le plus charitable qui soit. Tous y ont accès, mais tous doivent le trouver.

La quête du bonheur procède d’un manque, d’un vide. C’est pour combler cette absence que toute personne le recherche. Ce n’est pas la recherche de quelque chose que l’on ne connaît pas, mais celle de l’objet perdu. Ma conviction profonde est que ce vide intérieur provient d’une perte. On ne peut pas manquer de ce qu’on ne connaît pas, sauf s’il s’agit d’un besoin légitime et fondamental. Les orphelins qui, par exemple, n’ont pas eu de père ou de mère, ressentent le vide provenant de l’absence bien qu’ils aient perdu quelque chose dont ils n’ont jamais eu conscience. La réalité est que le manque lié à un besoin essentiel crée le même effet. C’est comme si notre nature profonde était programmée à avoir et à recevoir.

Cependant ici, il ne s’agit pas d’un besoin qui peut être satisfait par quelque chose d’extérieur. On ne parle pas de biens matériels, de tout ce que cette société de consommation nous propose comme moyens artificiels. En fait, rien d’extérieur à nous ne peut venir combler ce qui nous manque à l’intérieur. On ne parle pas de richesse, de beauté, de gloire, mais de valeur intrinsèque à la vie. Moussa Nabati, dans son livre «Le bonheur d’être soi», parle du bonheur « qui tire son origine dans cette extraordinaire, mais si simple sensation d’exister, dans cette ineffable certitude d’être vivant et entier dans un corps réel. Il se trouve dans le plaisir de vivre, dans le désir et l’“en-vie” d’exister, vivant parmi les vivants, et non dans les plaisirs de la vie ».

Blaise Pascal a écrit : « il y a eu autrefois dans l’homme un véritable bonheur dont il ne lui reste maintenant que la marque et la trace toute vide, et qu’il essaie inutilement de remplir de tout ce qui l’environne (…) parce que ce gouffre infini ne peut être rempli que par un objet infini et immuable, c’est-à-dire, que par Dieu lui-même »

Je crois sincèrement que c’est ce que Jésus avait en tête lorsque, de façon inusitée, il a abordé le thème du bonheur dans le passage appelé « les béatitudes ». Neuf fois il répète le même mot : «heureux». Jésus s’intéresse à la question du bonheur, dans un contexte historique et sociologique où la notion de bonheur n’est pas une préoccupation. Il est 2000 ans en avance sur notre temps et précurseur de la psychologie moderne dans sa compréhension des besoins profonds du cœur humain. Il savait que les plus grandes préoccupations du cœur humain ne concernent pas uniquement les besoins primaires de nourriture, de logement et de maintien de la vie, mais aussi et surtout la qualité de la vie intérieure, notamment spirituelle.

Croyez-vous qu’il est possible d’atteindre le bonheur sur cette terre? Jésus y croyait.

Voilà pourquoi il a en a montré le chemin à cette foule, ce jour-là, sur ce mont que l’on appelle maintenant le mont des béatitudes.

© www.denismorissette.com Reproduit avec permission.


Pour en savoir plus sur la perspective chrétienne :
Mode d’emploi pour croire en Dieu, rencontrer Dieu

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