Evolution création : créationnisme vs évolutionnisme

Evolution création : créationnisme vs évolutionnisme
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Beaucoup pensent que l’évolution est prouvée scientifiquement, voire même qu’elle démontre que la vie est née sans Dieu. Tout n’est pas aussi simple que cela. Analyse.

Les 3 questions de l’origine des espèces

Le « quoi »
Les fossiles d’animaux posent un problème aux scientifiques. Ils montrent : 1) une incroyable variété d’espèces 2) des espèces qui sont «d’emblée» totalement formées et parfaitement adaptées à leur environnement. Quelle théorie permet d’expliquer cela ?

Le « comment »
Selon la théorie envisagée, quels sont les mécanismes qui peuvent donner une quantité incroyable d’espèces différentes (sachant qu’une espèce est définie par le fait qu’il est impossible qu’elle puisse se croiser avec une autre espèce) et permettre à chaque espèce d’être parfaitement adaptée à son milieu ?

Le « pourquoi »
Pourquoi l’apparition des espèces s’est-elle faite comme on le voit ? Y a-t-il un sens directeur, en terme de complexité croissante, dans l’apparition des espèces ?

Le « quoi »

L’évolutionnisme croie à la théorie de l’évolution des espèces, énoncée par Darwin au XIXème siècle, qui postule que les animaux et les plantes seraient tous issus les uns des autres.

Le créationnisme croie plutôt à une évolution des apparitions des espèces (apparitions successives des espèces dans le temps).

La plupart des scientifiques actuels adhèrent à la théorie de l’évolution. A tel point que beaucoup pensent que ce n’est plus une théorie, mais un fait prouvé. Là où les choses se compliquent, c’est que les mécanismes invoqués pour prouver cette théorie, s’ils fonctionnent sur le papier, ne marchent pas en pratique, pour expliquer la diversité du vivant (voir ci-dessous le « comment »). Plusieurs scientifiques commencent donc à critiquer la théorie. Alors qui a raison ?

Le « comment »

Le modèle standard de l’évolution :

Les évolutionnistes purs et durs pensent que les processus naturels qui ont permis aux espèces de changer, sont la sélection naturelle et les mutations. Les  nouvelles formes du vivant seraient issues de mutations. Eventuellement retenues par la sélection naturelle si elles manifestent des fonctions avantageuses, ces mutations permettraient la survie de ces nouvelles espèces. Mais beaucoup de scientifiques remettent en question ces hypothèses, car elles soulèvent quantité d’impossibilités et n’arrivent pas à expliquer plusieurs événements (voir : les mutations n’expliquent pas l’évolution). Les spécialistes ne sont donc pas d’accord entre eux. De plus, le modèle standard postule que l’évolution des espèces ne serait pas finie. Ce serait un processus continu et infini. Nous devrions donc voir émerger à l’avenir de nouvelles formes du vivant. Là encore, tous les scientifiques ne partagent pas ces opinions.

Le schéma de ce modèle est un arbre généalogique, semblable au nôtre, dans lequel une espèce est l’ancêtre d’une autre.

Le nouveau modèle de l’évolution :

D’après certains scientifiques les organismes se seraient transformés les uns en les autres, non par des mutations dues au hasard, mais suite à des changements internes enclenchés par le génome lui-même, selon un programme inscrit dans le vivant. La paléoanthropologue Anne Dambricourt Malassé, en particulier, démontre ce processus sur l’homme. De la même façon qu’une cellule oeuf se met à se diviser, à s’organiser selon des plans directeurs bien précis, pour donner tous les organes d’un être vivant, il pourrait en être de même à l’échelle des espèces. Une sorte de «processus interne» au monde vivant, déclencherait à des moments particuliers, au sein des espèces vivantes, de profonds bouleversements aboutissant à des transformations anatomiques. Les partisans de cette théorie pensent que l’évolution est finie.

Le schéma de ce modèle est un arbre dans lequel les espèces vivantes sont les feuilles, aboutissement d’un tronc-programme qui a disparu.

Le créationnisme

Ses partisans pointent le doigt sur toutes les singularités du vivant (comme l’ornithorynque ou le fait que beaucoup de gènes apparaissent dans le vivant «comme ça», sans avoir «d’ancêtre»). Cependant, scientifiquement, ils n’avancent aucune hypothèse pour expliquer ces apparitions.

Qui a raison ?

Le « pourquoi »

Cette question n’est pas scientifique. Elle est métaphysique. C’est là où beaucoup font le mélange. La science ne peut pas se prononcer à ce niveau.

Le modèle standard de l’évolution :

Les évolutionnistes confondent classiquement l’idée scientifique d’une évolution des espèces, avec l’interprétation matérialiste qui postule que cela s’est fait « tout seul ». Selon cette opinion philosophique, nous sommes dans un monde uniquement matérialiste, dénué de sens, à part celui de la survie. Pour eux, l’évolution est donc aléatoire et non dirigée. ils ne croient pas que l’abeille est pas faite pour la fleur et réciproquement. Ils disent :  «c’est le résultat d’une loterie des gènes». Pour eux, seul le «hasard» guide le monde. Sans le savoir, les partisans de cette théorie glissent de la science dans le registre des opinions philosophiques et religieuses. Car la science ne peut pas dire le pourquoi des choses. Elle ne peut dire que : «je n’en sais rien». Leur interprétation n’est plus de la science, c’est une conception athée de la vie, comme l’exprime Richard Dawkins dans l’Horloger Aveugle (1986) : « Darwin a rendu possible le fait d’être un athée intellectuellement accompli». Adhérer à cette théorie, c’est faire le choix du non-Dieu et ses partisans sont de farouches adversaires des deux autres positions :

La nouvelle évolution :

Selon les scientifiques qui soutiennent cette idée, l’évolution est au contraire dirigée : elle va dans un sens bien précis (on parle de finalisme). Les organes et les animaux sont conçus pour un but, une fonction (comme l’abeille pour la fleur, le guépard pour la vitesse, etc.). Les scientifiques pensent à un «programme» du vivant, comme il en existe un dans l’embryon. Cependant, ils ne posent pas la question «d’où vient le processus?» ni «qui l’a fait ?». Ils disent bien que la liberté devrait être donnée à chacun de se forger sa propre conviction concernant une question métaphysique qui dépasse le cadre de la science. Mme Dambricourt-Malassé, violemment attaquée par les évolutionnistes purs et durs, dit qu’il y a «une diabolisation de tout ce qui ne va pas dans le sens des attentes néo-darwiniennes» (voir son interview).

Le créationnisme

Ces scientifiques se positionnent ouvertement pour l’existence de Dieu derrière l’origine des espèces. Ils ne cachent pas leur opinions religieuses, souvent chrétiennes (mais partagées par les deux autres monothéismes). Pour eux, la science conduit à l’idée de Dieu, par la perfection que nous pouvons observer dans la constitution de la nature.

Selon vous, qui a raison ?

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