D’où vient le mal, pourquoi le mal existe ?

D’où vient le mal, pourquoi le mal existe ?
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La présence du mal sur terre pose question. Tentative de réponse et explication de la perspective chrétienne…

Résumé

La définition du mal a fait couler beaucoup d’encre depuis les débuts de l’humanité. Les religions ont toutes une réponse différente à la question « d’où vient le mal, pourquoi existe-t-il ». Selon la perspective chrétienne, nous sommes à l’origine et responsables du mal que nous causons. Mais nous en sommes aussi les prisonniers : le mal s’impose à nous, c’est pourquoi il domine le monde, plus que les bonnes actions. Jésus propose une solution à ce problème et il est la seule personne de l’Histoire à le faire…

Qu’est-ce que le mal ?

Question difficile. Le terme revêt tellement de sens (mal physique, moral…), ou plus exactement nous l’appelons tellement différemment selon les cultures, les époques, les idéologies. En Inde, on ne parle pas de mal mais de souffrance et l’on dit qu’elle fait partie intégrante du monde. On ne peut rien y faire, rien y changer. Toujours en Orient, le bouddhisme parle d’énergie et prône l’équilibre entre une énergie positive et une énergie négative. Le mal fait partie du monde et il doit simplement être canalisé. Il faut apprendre à mourir à tout désir pour ne plus souffrir. En Occident, l’on nous dit qu’il faut y voir des problèmes et que ceux-ci sont d’origine sociale, ou politique, ou économique. Encore un peu de patience et la science, la médecine ou les politiques vont définitivement nous en débarrasser…

En réalité, l’être humain n’ose pas appeler un chat, un chat : le mal n’est pas la faute de la société, de la planète, d’une énergie, non, le mal est notre cupidité ou notre orgueil, notre haine ou notre lâcheté, notre vol ou notre mensonge, nos disputes ou nos exclusions… Le mal, ce n’est pas ce qui me gêne ou empêche mon épanouissement, contrecarre ma volonté, mais ce qui en moi porte atteinte à l’autre, à son bien-être, à sa liberté, à sa dignité. Ce mal qui est aussi ne pas venir en aide à l’autre, ne pas l’accepter, ne pas lui faire du bien quand on en a la capacité. Car ne pas faire le bien quand on le peut, c’est aussi faire le mal, nous dit la Bible (Epître de Jacques ch.4 v. 17).

Le philosophe André Comte-Sponville écrit :

« Le mal c’est porter atteinte à l’humanité. Il est en nous chaque fois que nous nous préférons à tout le reste »

C’est exactement la conception de la Bible : « vous savez que les chefs des nations les tyrannisent et que les grands les asservissent. Qu’Il n’en soit pas de même au milieu de vous (les croyants). Quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur… c’est ainsi que le (Jésus) est venu, non pour être servi, mais pour servir » ; « Ayez le mal en horreur, attachez vous fortement au bien… soyez plein d’affection les uns envers les autres… exercez l’hospitalité… bénissez ceux qui vous persécutent… réjouissez vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent… n’aspirez pas à ce qui est élevé… » (Evangile de Matthieu ch. 20 v. 25-28 et Epître de Paul aux Romains, ch. 12).

D’où vient le mal, pourquoi existe-t-il ?

Si la définition du mal peut paraître difficile, son origine pose encore plus de problème :

– Le mal vient-il de la société, c’est-à-dire est-il extérieur à nous ? Mais c’est nous qui faisons la société. Nous pourrions l’éradiquer, s’il était sollicitation de l’extérieur.

– Vient-il alors d’instincts, de pulsions, comme pour les animaux (après tout, la souffrance existe aussi dans la nature et l’homme ne serait qu’un animal parmi d’autres) ? Mais les bêtes sont innocentes : un animal peut faire mal (un prédateur qui tue), mais il ne fera jamais le mal.

– Le mal émane-t-il enfin de nos désirs, qui seraient illusoires et vains, que nous devrions donc chercher à éteindre pour atteindre le repos absolu ? Mais en faisant cela, nous éteignons la vie, car la vie est désir : le désir d’aimer, de vivre, de se réjouir, de faire plaisir.

C’est là le drame du mal, cette réalité que nous voulons occulter tant elle est mystérieuse et choquante : c’est que le mal est en nous et il est propre à l’homme. C’est qu’il est choisi en tant que tel par notre volonté.

Délibérément, consciemment ou pas, nous seuls choisissons ce qui n’est pas bien, ce qui blesse, attriste, entraîne l’autre dans des situations qui lui sont néfastes. Cette tare que nous ne voulons pas nommer, que nous plaquons sur l’autre ou qui nous ronge de remords et de culpabilité, ce mal, il faut bien nous l’avouer, est en chacun de nous.

Même nous qui n’avons jamais fait le pire, avons en nous la capacité du violeur, du meurtrier, du tortionnaire, du traître. Vous en doutez ? Regardez l’Histoire : il en faut tellement peu pour réveiller ce mal en chacun, alors même qu’on se croyait « civilisé ». Une insécurité, une menace, une dispute ou au contraire une meilleure situation à acquérir, et nous voilà petits dictateurs de notre entourage, violents, menteurs, voleurs, lâches, adultères… Voudriez-vous que toutes vos pensées défilent comme un film sur la place publique ? Moi pas.

Humainement, c’est la conclusion à laquelle nous pouvons donc tous arriver, sur laquelle en tout cas beaucoup de philosophes sont d’accord. Mais que faire alors ? Et pourquoi est-ce ainsi ?

L’explication chrétienne du mal

Nous sommes coincés dans cette situation, bloqués dans une impasse. Nul espoir à avoir quant à une utopique amélioration de la société ou du genre humain dans l’avenir : l’arme fractale remplacera le pistolet, qui a remplacé l’arbalète, qui avait remplacé la fronde. Où voyons-nous un changement d’attitude ? Ils sont nombreux ceux qui nous exhortent au bien et nous disent de renoncer au mal. Ce sont de bonnes et louables idées. Mais qui y arrive ? Vous ? Moi ? Non, en réalité personne.

Dans l’Histoire, un seul homme a non seulement osé expliquer cet état, mais a aussi proposé un remède. Cet homme, c’est Jésus. Saviez-vous que personne d’autre n’a donné de réponse ni de solution au problème du mal ? C’est pourtant la vérité.

Que dit Jésus ? « C’est du coeur que viennent les mauvaises pensées»(1) ; « Quiconque se livre au péché, est esclave du péché» (2). Le péché : c’est comme cela que Jésus appelle le mal ; un vieux mot que certains trouvent obsolète ou contraignant. Pourtant la réalité du mal est toujours là, quelque nom qu’on lui donne.

Jésus nous dit que le mal est en chacun de nous ; que chacun de nous produisons le mal, qui ainsi infecte la société en général. Il nous dit aussi que ce mal nous domine (nous en sommes les esclaves), qu’il impose sa volonté à nos actes, à nos paroles, comme une entité vivante qui nous a  colonisé de l’intérieur. Nous n’en sommes pas maîtres, sans quoi cela ferait belle lurette que l’homme se serait amélioré par lui-même. Aviez-vous déjà pensé à cela ? Intéressant non ? Mais alors pourquoi est-ce ainsi et quelle solution y a-t-il  ?

La réponse de Jésus au problème du mal

Le mal vient d’une rupture d’avec Dieu, nous dit Jésus. Dieu est pur, sans mal en lui (c’est ce que veut dire le mot « saint »). Le bien, l’amour, la paix, la joie que nous recherchons tous sont en Dieu. Mais de même que si j’occulte une lampe, je crée l’obscurité, de même, en vivant sans Dieu, en établissant mes propres normes pour ma vie et celle des autres, je crée le mal en moi. L’amour de Dieu, le bien, ne peuvent m’éclairer, me guider. À la place, le mal habite mon coeur et mes pensées.

Jésus, le Fils de Dieu venu sur terre pour manifester le Père, est pur lui aussi : « il n’y a pas de péché en lui » (3). Il nous enjoint de renoncer au mal et de faire le bien, mais il a ceci de différent des philosophes ou des penseurs orientaux, c’est qu’il nous dit que si nous croyons y arriver par nous-mêmes, nous nous leurrons : « sans moi vous ne pouvez rien faire »(4). Pourquoi ? Parce que seul Dieu a le pouvoir, la capacité de vaincre le mal en nous et de nous en délivrer. Qui d’autre le pourrait ? Une personne peut-elle maîtriser celui qui le domine et en fait son esclave ? Cette personne a plutôt besoin de l’intervention d’un libérateur extérieur.

Ainsi Jésus nous dit : « si (Jésus) vous affranchit, vous serez réellement libres »(5). Cette libération, c’est le pardon. Seul le pardon peut vaincre le mal : « Père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » s’est exclamé Jésus en mourant sur la croix(6). C’est tout le sens de sa venue, c’est tout l’amour de Dieu pour chacun(e) d’entre nous que Jésus exprime là. Dieu a envoyé son Fils en sacrifice pour solutionner tous nos problèmes, parce qu’il s’est attaqué directement à leur racine : le mal en nous.

Ce n’est donc qu’en venant à Dieu par Jésus, en reconnaissant nos fautes, en lui demandant pardon, et en lui confiant la direction de nos vies (afin que nos paroles et nos actes procèdent de son amour et ne soient pas inspirés par le mal en nous), que nous pouvons espérer changer, nous améliorer, éviter de faire le mal, et aimer vraiment ceux qui nous entourent.

1) Evangile selon Matthieu ch. 15 v. 19 – 2) Evangile selon Jean ch. 8 v. 34 – 3) Epître de Jean ch. 3 v. 5 – 4) Evangile selon Jean ch. 15 v. 5 – 5) Evangile selon Jean ch. 8 v. 36 – 6) Evangile selon Luc ch. 23 v. 34


Pour aller plus loin :
Mode d’emploi pour croire en Dieu, rencontrer Dieu

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