Le sens de la vie

Le sens de la vie
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La vie a t elle un sens ? A quoi ça sert de vivre quand on souffre ? Réponses des courants philosophiques et religieux.

1. Le sens de la vie : qu’est-ce que c’est ?

L’homme se pose la question du sens de la vie depuis l’Antiquité, même si dans le quotidien, la plupart des gens y réfléchissent peu ou pas du tout.

Trouver le sens de sa vie, c’est pouvoir dire pourquoi la vie vaut le coup d’être vécue.

Trouver le sens de sa vie, c’est trouver le moteur profond de notre vie, ce qui nous anime, ce qui nous oriente, nous pousse à agir d’une façon plutôt que d’une autre, et ce sur quoi nous pouvons nous appuyer quand tout va mal. C’est dire si c’est une question importante. Nous pourrions dire qu’elle est constitutive de l’être humain.

Il y a un lien entre la question de la souffrance et le sens de la vie.

Que des épreuves surviennent et la question refait surface. Il y a en effet un lien entre la recherche du bonheur et le sens de la vie. Nous pouvons être tourmentés par ce problème au point d’avoir un réel mal-être et traverser une crise existentielle. Une vie dénuée de sens amène la dépression et parfois le suicide.

2. Pourquoi se pose t-on la question du sens de la vie ?

Tout simplement à cause de la mort et de la souffrance qui surviennent dans nos vies. Nous souhaitons tous être heureux et tous nos efforts visent ce but. Mais voilà : la vie est éphémère, terminée parfois par un décès survenu trop tôt ou de façon trop brutale. De plus, les souffrances viennent régulièrement jalonner nos quotidiens. Quand le bonheur semble fuir sans cesse, quel sens donner à l’existence ? Quelle signification donner à une vie brisée, gâchée, dont la seule perspective d’avenir est de finir dans la douleur et/ou la pauvreté ? Nous pouvons même tout avoir au niveau matériel, ne pas avoir subi de traumatisme, mais pourtant ressentir un vide intérieur incommensurable, qui nous happe en dedans, nous prend toute notre énergie. Des questions reviennent sans cesse : « à quoi ça sert de vivre ? La vie a-t-elle un sens quand je souffre tant ? La vie vaut-elle le coup de se battre quand tout semble perdu d’avance, quand j’ai perdu tout ce/ceux que j’aime ?»

3. La vie a t-elle un sens ?

A première vue, cela peut paraître décourageant à celui/celle qui traverse une crise : depuis des millénaires que l’homme se pose la question, il n’a jamais réussi à donner une réponse unique. Il y a au contraire une grande variété de propositions, religieuses et philosophiques, qui sont même parfois contradictoires (voir ci-dessous).
Pourquoi est-ce ainsi ?

La réponse est que la vie sur terre, en elle-même, ne fait pas émerger de sens évident. Au contraire, ce qui apparaît, c’est que notre existence terrestre est si marquée par la présence du mal, de la mort et de la souffrance, qu’elle en devient absurde. Pour celui qui souffre, la vie a le goût d’une mauvaise farce. Elle n’a aucun sens. Et nous nous demandons vraiment à quoi bon vivre pour subir tout ça.

L’un des grands livres sapiential du monde (livre de sagesse)- un livre de la Bible écrit vers l’an 1000 av. J.C.: « l’Ecclésiaste » – est le premier à aborder le sujet du sens de la vie.
L’auteur fait un résumé de sa quête du sens de la vie. A la fin de son livre, il en vient à cette conclusion que la vie sur terre n’a pas de sens apparent. La vie peut s’écouler heureuse mais basculer dans le drame du jour au lendemain. Nous voudrions vivre dans le bonheur mais force est de constater que chacun lutte à sa manière pour survivre ou se donner du plaisir, de façon éphémère et même parfois pour rien. Alors à quoi bon faire des efforts ? Heureusement, l’Ecclésiaste ne s’arrête pas là et propose une solution (voir ci-dessous « réponse du christianisme biblique »).

4. Les réponses sur le sens de la vie

Puisque la vie sur terre n’a pas de sens évident, les humains s’évertuent depuis l’Antiquité à découvrir un sens qui serait caché, ou bien ils s’en inventent un. D’où les nombreuses réponses que les religions ou les philosophies ont proposées. En voici un bref survol :

  • a) se trouver un sens
    Certains penseurs non-croyants estiment que chacun doit donner un sens à sa vie : se trouver un but à poursuivre, ou une passion à exercer, ou bien se forger un mode de vie qui satisfait -et s’y tenir.

Dans ce système, la quête du sens (« pourquoi je vis », c’est-à-dire : quelle est la raison de mon existence et de ce que je fais, des efforts que je donne pour exister et faire le bien) est alors remplacée, masquée par la quête du but (« pour quoi je vis » : quelle direction je donne à ma vie, quels objectifs je me fixe). Ce sont pourtant deux choses différentes. Ceux qui les confondent cherchent à combler par des activités, le vide intérieur créé par le manque de sens à la vie. Pour certains, c’est la recherche du pouvoir, de la gloire, de l’argent, d’une réussite, pour d’autres, c’est l’exercice d’une passion ou la pratique d’un sport. D’autres tombent dans une addiction. Temporairement, les activités camouflent le vide, mais le lendemain, il faut recommencer sous peine de ressentir le mal-être intérieur.

  • b) aimer la vie malgré tout
    D’autres penseurs non-croyants (comme le philosophe et écrivain français, Jean-Paul Sartre) disent qu’il est possible malgré tout d’aimer la vie, et il faut alors puiser dans cet amour de la vie la force d’aller de l’avant.

Ils ne répondent cependant pas à la question : comment aimer la vie quand on souffre ?
En réalité, n’avez-vous pas remarqué que certaines personnes sont nées avec cet amour de la vie, quoi qu’il se passe ? Elles ont en elles-mêmes la capacité d’être heureuses, à jouir des bons moments, et à résister aux épreuves. Mais d’autres personnes sont moins « équipées » et n’ont pas toutes ces capacités. Pourquoi ? Parce que chacun est différent. Nous ne naissons pas tous avec les mêmes aptitudes. La vie est donc plus dure à vivre pour celui/celle pour qui il est plus naturellement difficile d’être heureux. Ces personnes doivent composer avec leur nature, « faire avec », et chercher dans toutes les propositions que le monde offre, ce qui leur permet d’être heureuses malgré tout.

  • c) suivre une loi
    Les religions monothéistes dirigent les regards, les efforts et la vie des croyants vers le divin et l’au-delà. Le croyant est pris dans une communauté qui lui donne appartenance et sa vie de devoirs dirige son existence vers un but meilleur.

Croire en l’existence de Dieu, obéir à des rites et croire en une vie meilleure après la mort, suffisent pour certaines personnes à éluder la question du sens de la vie. Une réponse n’est pas donnée, mais un cadre, une direction sont donnés à la vie, qui la met sur des rails où il n’est plus nécessaire de penser.

Il faut noter que le christianisme, s’il est vécu comme un système religieux, n’échappe pas à la règle. Mais, s’il est vécu comme expérience d’une relation personnelle avec Dieu, il apporte alors une vraie réponse à la question du sens de la vie (voir ci-dessous).

5. La réponse du christianisme biblique

Ce qui donne sens à la vie, c’est l’amour, dit la Bible. Sans être chrétien, le philosophe et écrivain Frédéric Lenoir le confirme (voir son article). Il suffit de voir deux amoureux : ils ne se posent même pas la question de si la vie vaut le coup d’être vécue. La réponse leur paraît tellement évidente : « oui ! ». Ils n’imaginent qu’une chose : vivre heureux tous les deux le plus longtemps possible.

Le christianisme peut-être vécu comme une religion, c’est-à-dire comme un système de croyances et de devoirs, qui encadre, donne une communauté et une direction. Mais si le croyant fait l’expérience d’une rencontre personnelle avec Dieu, il expérimente alors un Amour vrai, inconditionnel, qui donne un sens à sa vie.

Le philosophe français Blaise Pascal a écrit :
«Tous les hommes recherchent le bonheur[…]Qu’est-ce donc que nous crie cette avidité et cette impuissance, sinon qu’il y a eu autrefois dans l’homme un véritable bonheur, dont il ne lui reste maintenant que la marque et la trace toute vide, et qu’il essaie inutilement de remplir de tout ce qui l’environne, recherchant des choses absentes le secours qu’il n’obtient pas des présentes, mais qui en sont toutes incapables, parce que ce gouffre infini ne peut être rempli que par un objet infini et immuable, c’est-à-dire que par Dieu même.» Blaise Pascal, pensée n°181 dans Pensées (édition de Sellier)

L’Amour devient le centre de ce qui n’est plus une religion, mais une relation avec un Dieu vivant, et une relation fraternelle avec les autres. Cet amour comble notre vide intérieur. On se sent aimé(e) et on a envie d’aimer. Et ça, ça change la vie.
Et toi, qu’en penses-tu ?
As-tu trouvé un sens à ta vie ? Comment ? Poste ton commentaire sur notre page Facebook, ou écris-nous par mail.

Pour aller plus loin : croire en Dieu, rencontrer Dieu : mode d’emploi

6. Vidéos

Témoignage : Noëlla raconte comment elle a découvert l’amour de Dieu, comment elle s’est sentie aimée et valorisée, ce qui l’a rendue joyeuse et ouverte sur les autres :

Comment Dieu donne un sens à la vie :

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