Mieux expérimenter l’amour de Dieu : 2ème partie

Mieux expérimenter l’amour de Dieu : 2ème partie
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Voici les trois principes que la Bible nous donne pour laisser à Dieu plus de place en nous-mêmes

Faire de la place en nous, pour Dieu

1) La respiration spirituelle

La vie chrétienne est comparable à une respiration. Nous expirons le CO2 par nos poumons, et nous inspirons de l’oxygène. C’est ce qui nous maintient en vie. De la même façon, au niveau spirituel, il faut s’habituer à rompre avec le péché en nous et à nous laisser remplir à la place, par le St Esprit : « Ne mettez plus les diverses parties de votre corps au service du péché comme instruments du mal » mais « soyez remplis de l’Esprit Saint » (Epître aux Romains ch.6 v.13 et Ephésiens ch.5 v.18).

  • rompre avec le péché, c’est ce que la Bible appelle « se repentir »: lorsque nous devenons conscient d’avoir mal fait quelque chose, nous devons demander pardon à Dieu (et aux éventuelles personnes impliquées), regretter amèrement avoir agi de la sorte, et désirer changer de tout notre coeur afin de ne plus jamais recommencer. Cette demande de pardon est comme un coup de balai spirituel dans notre âme : elle nettoie notre vie intérieure, notre esprit et notre coeur. Elle fait la place nette pour accueillir la présence de Dieu.
  • être rempli du St Esprit est l’étape suivante : c’est demander à Dieu dans la prière, de venir en moi, me purifier (c’est-à-dire éliminer toute conséquence du péché en moi : les pensées et les émotions faussées par le péché, les choix mortifères, etc.), et à la place, me remplir de son Esprit de vie, d’amour, de joie et de paix.

« O Dieu, toi qui es si bon, aie pitié de moi ; toi dont le cœur est si grand, efface mes désobéissances. Lave-moi complètement de mes torts, et purifie-moi de ma faute. Je t’ai désobéi, je le reconnais … Fais disparaître ma faute, et je serai pur ; lave-moi, et je serai plus blanc que neige. Annonce-moi ton pardon, il m’inondera de joie… O Dieu, crée en moi un cœur pur ; renouvelle et affermis mon esprit. Ne me rejette pas loin de toi, ne me prive pas de ton Saint Esprit… O Dieu, le sacrifice que je t’offre, c’est moi-même, avec mon orgueil brisé » (Psaume 51)

2) L’abandon de ma volonté

Toutefois, « respirer spirituellement » ne suffit pas en soi. Nous retombons souvent dans certains travers. Pour pouvoir en finir une fois pour toute avec les péchés récalcitrants et expérimenter la joie de Dieu, il faut comprendre que tout péché vient d’une volonté, d’une motivation, d’un désir qui est faussé. Cette volonté tordue donne des pensées et finalement des actes. Il faut donc traiter le mal à la racine si nous voulons en être débarrassés. Il ne faut pas seulement traiter les symptômes en demandant sans cesse pardon pour les mêmes choses :

« En réalité, tout être humain est tenté quand il se laisse entraîner et prendre au piège par ses propres désirs ; ensuite, tout mauvais désir conçoit et donne naissance au péché ; et quand le péché est pleinement développé, il engendre la mort. » (Epître de Jacques ch.1 v. 14-15)

« Ne vous conformez pas aux habitudes de ce monde, mais laissez Dieu vous transformer et vous donner une intelligence nouvelle. Vous pourrez alors discerner ce que Dieu veut : ce qui est bien, ce qui lui est agréable et ce qui est parfait. » (Epître aux Romains, chap.12 v.2).

Le secret de la réussite du chrétien réside donc dans l’abandon à Dieu de sa volonté, pour que Dieu la remette dans le bon sens. C’est l’exemple que nous montre le Christ : « Mon Père… non pas comme je veux, mais comme tu veux » (Evangile de Matthieu ch.26 v.39).

Abandonner sa volonté à quelqu’un, c’est se soumettre à lui, lui obéir en tout. Le chrétien victorieux, à la suite de Jésus, a compris qu’il doit obéir à Dieu car il sait que son Maître sait toute chose, bien mieux que lui, dirige toute chose et l’aime profondément en voulant toujours son bien.

Attention, il ne s’agit pas de perdre sa volonté, ou de l’annihiler, comme si Dieu/Jésus étaient des gourous de secte. Il s’agit au contraire de la laisser purifier par Dieu et, comme dans un couple, de l’aligner sur la volonté de Dieu, pour qu’elle ne fasse plus qu’une avec la sienne, qu’elle soit pure, sans péché, mue par l’amour du prochain.

Alors Jésus n’est plus seulement mon Sauveur, il devient aussi mon Maître, mon Seigneur. Il règne sur tous les domaines de ma vie – il est donc normal que ma vie aille mieux.

Voici une image pour comprendre : imaginez que votre vie soit une maison. Chaque pièce de la maison représente un domaine de votre vie : travail, santé, famille, vie sentimentale, etc.. Laisser Jésus devenir le Seigneur de votre vie, c’est lui donner accès à tous les domaines de votre existence, y compris les plus intimes, pour qu’il y règne en maître. Cela veut dire que là où il y en a besoin, l’Esprit de Dieu va faire le ménage, rendre toutes les pièces propres, prêtes à recevoir l’amour de Dieu.

Le chrétien qui a fait de Jésus son souverain maître, expérimente pleinement l’amour et la providence de Dieu dans sa vie.

3) Le renoncement à soi-même

Jésus va encore plus loin. A ceux qui veulent vraiment le suivre, il dit : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive » et « ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple » (Evangile de Luc ch.9:23 et ch.14:13).

Le renoncement dont Jésus parle est un deuil, un détachement intérieur à faire en soi, vis-à-vis de tout ce qui peut être une vie « normale » sur terre. Le péché en nous fait que nous avons à l’intérieur de nous des attaches très fortes envers tout ce qui nous paraît procurer la vie, le bonheur : l’argent, les relations, la santé, la sécurité, la nourriture, l’accomplissement de soi ou la réussite sociale, etc..

Nous rêvons tous d’avoir une bonne santé, un bon métier, une famille qui nous aime, des amis, et de l’argent pour se faire plaisir. Toutes ces choses sont bonnes et Dieu veut pourvoir à nos besoins. Mais le péché fausse nos pensées, nos émotions et nous fait nous attacher à ces choses, plus qu’à Dieu. Au plus profond de nous-mêmes, nous aimons mieux cette vie, plutôt que Dieu. Alors, lorsque survient une épreuve, il en est de nous comme les personnes de la parabole du semeur, qui renient ou abandonnent Dieu (Evangile de Matthieu ch.13).

Il faut donc apprendre à renoncer intérieurement à tout ce que recherche spontanément l’être humain, pour laisser à Dieu toute la place en nous. Il faut être détaché de ces choses : la réussite, le confort, l’amour reçu, la sécurité. Comme l’apôtre Paul, il faut s’en désintéresser, pour n’avoir qu’un but : gagner le Christ (Phil. ch.3 v.7-9).

Toute la vie du disciple de Jésus consiste à laisser toujours, de mieux en mieux, et de plus en plus en profondeur, de la place à Dieu, pour qu’Il puisse venir en soi encore plus pleinement. Le disciple est prêt alors à accueillir l’amour de Dieu :

 Suite : 3ème partie : se laisser remplir par l’amour de Dieu

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