Signification de la pomme d’Adam et Eve

Signification de la pomme d’Adam et Eve
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Quel sens a le récit biblique d’Adam et Eve ? Quelle est cette « pomme » qu’ils ont mangé ? Que représente le serpent ? Explications.

Simple, courte, l’histoire d’Adam et Eve est pourtant d’une profondeur, d’une vérité et d’une richesse incroyables. Les commentateurs ne cessent d’y puiser des enseignements sur l’être humain, nos relations entre nous et avec Dieu.

Nature de l’être humain

«Le Seigneur Dieu prit de la poussière du sol et en façonna un être humain. Puis il lui insuffla dans les narines le souffle de vie, et cet être humain devint vivant.»(Genèse ch.2 v.7) «tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière»(Genèse ch.3 v.19)

En quelques phrases apparemment anodines, le décor est planté, notre humanité est dépeinte : nous sommes mortels, nous sommes créés, nous recevons la vie de Quelqu’un d’autre, d’Un plus grand que nous. La vie est un don. Nous sommes limités et notre corps n’est pas éternel. Nous ne sommes pas tout puissants. C’est là notre condition. De ces simples mots découlent tout notre sort, tous nos modes de vie. Dans nos sociétés occidentales, acceptons-nous notre condition humaine ou est-ce que nous ne nous fatiguons pas plutôt pour essayer d’y échapper ? Comment accueillons-nous la vie que Dieu nous donne ? Respectons-nous chaque être humain ? Sommes-nous bien conscients de nos limites et de notre dépendance à Celui qui a la Vie en lui-même ? Comment abordons-nous la mort ? Que fait-on pour aider ceux qui vont partir à s’en aller ?…

Nous mettons en oeuvre quantité d’énergie et d’argent pour essayer de trouver le bonheur. Mais n’est-il pas là où on le cherche le moins : dans la paix intérieure produite par une cohérence avec qui nous sommes vraiment ?

Les relations hommes-femmes

«Le Seigneur Dieu se dit : Il n’est pas bon que l’être humain soit seul. Je vais le secourir en lui faisant une partenaire… le Seigneur fit une femme et la conduisit à l’homme… C’est pourquoi l’homme quittera père et mère pour s’attacher à sa femme, et ils deviendront tous deux un seul être.» (Genèse ch.2 v.18, 22, 24)

Encore quelques petits mots auxquels nous pourrions ne pas prêter attention : pourtant que d’enseignements sont contenus là ! Où voyez-vous par exemple que l’homme soit autorisé à dominer la femme ? Nulle part ! Au contraire, Dieu nous dit qu’il nous a fait égaux, en vis-à-vis, partenaires ! Alors pourquoi les inégalités criantes dans les sociétés ? Pourquoi même des responsables chrétiens ont-ils cautionné et laissé faire les systèmes machistes de leur époque ?

Ce récit nous montre aussi que nous sommes faits pour les relations. Nous avons besoin d’un autre comme nous, mais d’un autre différent. Ce sont les deux pièces différentes réunies qui constituent un tout uni. Le conjoint est une bénédiction. Nous ne nous suffisons pas à nous-mêmes. Là encore, c’est comme cela que nous avons été créés. Mais pour aller dans cette unité nouvelle, pour fonder un nouveau foyer, il faut quitter le système parental. C’est-à-dire s’en affranchir à la fois physiquement et émotionnellement…

Comment regardez-vous votre conjoint : comme un vis-à-vis, un égal ? Comment l’aidez-vous à s’épanouir ? Etes-vous un bon partenaire pour la vie ? Comment travaillez-vous ensemble votre relation pour renforcer l’unité ? Avez-vous coupé intérieurement le cordon ombilical d’avec vos parents ?

Une relation harmonieuse avec Dieu, à l’origine

«Dieu créa les êtres humains comme une image de lui-même» (Genèse ch.1 v.27)
«Ensuite le Seigneur Dieu planta un jardin … pour y mettre l’être humain qu’il avait façonné. Il fit pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect agréable et aux fruits délicieux. Il mit au centre du jardin l’arbre de la vie…» (Genèse ch.2 v.8-9, 15)

Pourquoi avoir peur de Dieu ? S’il est bien une chose que la Bible montre dès le début, c’est l’amour que notre Créateur a pour nous. Ne nous a-t-il pas faits à sa ressemblance, c’est-à-dire comme ses enfants, parce qu’il est un bon père ? Ne nous a-t-il pas donné ce qu’il y avait de plus beau à voir et de meilleur à manger ? Si ça ce n’est pas nous gâter et prendre soin de nous…

Malheureusement, ce n’est plus ce que nous vivons. Il y a en nous une souffrance, celle d’avoir perdu ce bien-être, ce jardin des délices, cette relation harmonieuse et pleine d’amour avec Dieu et avec les autres. Nous soupirons dans nos vies, nous ne faisons que chercher à retrouver un semblant d’Eden. Que s’est-il passé ? Le récit nous le dit :

Une relation brisée

«Il lui fit cette recommandation : Tu peux manger les fruits de n’importe quel arbre du jardin, sauf de l’arbre qui donne la connaissance de ce qui est bon ou mauvais. Le jour où tu en mangeras, tu mourras» (Genèse ch.2 v.17)
«Le serpent répliqua : Pas du tout, vous ne mourrez pas…mais vous serez comme des dieux… La femme en prit un et en mangea. Puis elle en donna à son mari, qui était avec elle, et il en mangea, lui aussi… Le Seigneur dit ensuite à la femme :… Tu te sentiras attirée par ton mari, mais il dominera sur toi… Il dit enfin à l’homme : par ta faute, le sol est maintenant maudit. Tu auras beaucoup de peine à en tirer ta nourriture pendant toute ta vie… Le Seigneur Dieu renvoya donc l’homme du jardin d’Éden» (Genèse ch.3)

Dieu avait tout donné à l’homme. Mais il y avait un interdit à ne pas franchir : «manger l’arbre de la connaissance du bien ou du mal». C’était une barrière qui marquait la limite entre la créature et son Créateur, qui définissait ce qui les caractérise l’un et l’autre : la finitude d’un côté et l’infini de l’autre ; la dépendance d’un côté et l’autonomie de l’autre.  L’être humain est créature : comme un androïde, ce n’est pas lui qui se programme et décide ce qui est bon ou pas pour lui et pour les autres. Le maître, le concepteur, c’est Dieu, car lui seul a la connaissance de tout et le pouvoir sur tout.

Mais, succombant à une tentation, l’homme a refusé d’accepter sa condition de créature. Piégé par l’orgueil, il a cru qu’il pouvait devenir tout puissant («vous serez comme des dieux»), pouvant faire ce qu’il veut sans subir de conséquences. Il a mis en doute la bonté de Dieu.

Le «serpent» est ici une allégorie (un serpent, ça ne parle pas) : le terme décrit un personnage animé de mauvaises intentions : le diable («le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre» Apoc. ch. 12 v.9). Quant au «fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal», personne ne sait ce que c’est. L’imaginaire populaire en a fait une pomme, allez savoir pourquoi.

La transgression de cette limite qui fait de Dieu le seul à savoir ce qu’est le bien et ce qu’est le mal, l’homme en paye les conséquences, qu’il savait être dramatiques. Il expérimente douloureusement la dégradation de son corps (maladies, vieillesse) et la pénibilité du travail. Chassé du jardin, il n’a plus accès à l’arbre de la vie qui lui permettait de rester éternellement dans la présence de Dieu. Il expérimente la mort, cette séparation ultime, lui qui est un être conçu pour les relations. De plus, le mal a fait son entrée dans sa vie : à la place de la complémentarité, il y a la rivalité, en remplacement de l’amour, règnent l’accusation de l’autre, la violence et le meurtre. Même la nature est devenue hostile (catastrophes, bêtes féroces, dureté des sols, parasites des cultures…).

Ce récit des origines nous donne l’explication de nos maux, de nos souffrances, qui se perpétuent à travers les temps. Nous cherchons partout ailleurs ce qui ne va pas dans nos sociétés alors que notre «mode d’emploi» donné par notre Concepteur, la Bible, nous explique que la cause est en nous : le mal, l’orgueil, la volonté de toute puissance entraînent notre perte. La Bible appelle cela le péché. Et chacun de nous, à notre manière, nous reproduisons l’acte initial de nos ancêtres…

Une relation qui peut être restaurée

Mais l’histoire ne finit pas là : dans son amour, Dieu donne à l’homme le moyen de faire demi-tour, la possibilité de retrouver Sa présence, avec cette promesse : un jour, Dieu va refaire un nouveau jardin où le mal ne régnera plus. En maudissant le «serpent» et en lui disant que la descendance d’Eve lui écrasera la tête (ch.3 v.15), Dieu annonce la venue d’un sauveur qui délivrera l’humanité de sa condition de perdition : Jésus-Christ.

Ainsi, l’amour de Dieu est manifeste d’un bout à l’autre du récit. Ce qui pourrait être la description d’une fatalité écrasante ouvre en réalité une fenêtre d’espérance sur l’avenir. Grâce à Jésus-Christ, chacun de nous peut renouer avec Dieu et avoir la certitude d’une vie enfin meilleure après la mort. Dieu n’a pas laissé tomber l’homme : son amour nous est caché par nos fautes, mais il est là, bien réel, oeuvrant en silence pour préserver notre sort.

N’avez-vous pas envie de retrouver l’amour de Dieu ?


Pour en savoir plus :

Mode d’emploi pour croire en Dieu, rencontrer Dieu

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