Petit dictionnaire du vocabulaire biblique et chrétien

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Explications de mots de la bible et de la foi chrétienne

Mode d’emploi pour croire en Dieu, rencontrer le Dieu de la Bible

Ame

On croit souvent que l’âme est la partie immatérielle, spirituelle de l’homme, à différencier du corps. Cette pensée dualiste est issue de la culture grecque, mais ne correspond pas à l’esprit biblique. La Bible nous décrit tels que nous sommes : une unité organique. Une « âme », c’est d’abord la personne en entier, un être vivant, animé d’un souffle de vie. En effet, Dieu créa notre corps et y mit un esprit (souffle) de vie : ainsi l’homme devint une âme vivante (Genèse).

L’âme est donc un esprit incarné, un principe vital fait de chair. Nous pouvons dire qu’en tant que personnes (âmes), nous avons des composantes corporelle, intellectuelle, émotionnelle et spirituelle, mais toutes ces dimensions forment un tout et ne sont pas des parties distinctes et isolées les unes des autres.

Toutefois, au moment de la mort, notre corps terrestre se décomposera, tandis que notre esprit retournera à Dieu. Ceux qui croient que Jésus est venu pour nous pardonner nos péchés et qui suivent ses directives dans leur vie, sont assurés que leur esprit ira au paradis avec Dieu après la mort. Ils recevront un nouveau corps, de nature spirituelle (donc non fait de chair et non mortel), et ainsi ils seront de nouveau une entité unifiée (1 Corinthiens 15:42-45). Les autres iront en enfer, où leur esprit sera tourmenté éternellement pour le mal qu’ils auront fait.

Ange

Les anges sont des êtres de nature spirituelle (avec un corps non fait de chair comme nous), messagers de Dieu (littéralement les mots hébreu et grec traduits par « ange » veulent dire « messager, envoyé »). Invisibles pour les hommes, ils sont au service de Dieu et forment « l’armée du ciel » (terme souvent usité dans la Bible). La Bible cite le nom de certains (Gabriel -celui qui annonce la naissance de Jésus à Marie-, Micaël). Les anges, comme les hommes, sont des créatures et ne font donc pas l’objet d’une dévotion. Comme les hommes, ils ont un libre arbitre et certains se sont rebellés ouvertement contre Dieu. Ces derniers sont appelés anges déchus ou démons.

Dans l’Ancien Testament, un ange est très spécial par rapport aux autres : c’est l’Ange de l’Eternel. En effet, il est à la fois distinct et identique à Dieu, parlant et agissant en Son nom et sa présence équivaut à celle de Dieu. Il s’agit de Jésus-Christ lui-même, le seul être à manifester la nature et la présence de Dieu. Ainsi, dès l’Antiquité, le Christ s’est-il manifesté aux croyants, les amenant à placer leur foi dans le Dieu qui fait grâce et pardonne les péchés. C’est lui par exemple qui parlait à Abraham et à Moïse (Genèse 19 ; Exode 24:10).

Apocaplypse / Antéchrist

« Apocalypse » est le nom grec du dernier livre de la Bible, qui signifie « révélation/dévoilement ». Dans ce récit, l’apôtre Jean expose la vision que Jésus lui a donnée concernant ce qui va arriver à la fin des temps (ou fin du monde). Le terme, passé dans le vocabulaire courant, désigne quelque chose de dramatique, d’horrible. Effectivement, la bible dit que dans l’humanité, loin de s’améliorer, ira de mal en pis, finissant par aboutir à une société totalement inique contrôlée par un dictateur pervers se proclamant Dieu : l’antéchrist.  Cependant, bien qu’en partie annonciateur de malheurs, le livre de l’apocalypse est un livre d’encouragement pour les croyants. En effet, Jésus vient réconforter tous ceux qui aiment la justice, la vérité et l’amour en leur annonçant une heureuse issue. Il reviendra sur terre pour mettre fin de façon définitive au règne du mal et pour juger les hommes (voir jugement dernier). Les hommes méchants seront châtiés avec justice tandis que tous ceux qui restent fidèles à Dieu seront délivrés et secourus. Jésus récompensera ceux qui auront accepté Dieu dans leur vie. Une nouvelle terre dépourvue de la présence du péché sera créée : tous ceux qui auront été droits pendant leur vie et tous ceux qui auront confié leur vie à Jésus y vivront pour l’éternité en présence de Dieu . « Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus. Il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu » (Apoc. 21:3-4). C’est ce qu’on appelle le paradis.

Chair

Ce mot biblique a plusieurs sens :
– il désigne le corps d’un être vivant. L’apôtre Jean dit ainsi que la Parole de Dieu a été faite chair, c’est-à-dire s’est incarnée, a pris forme humaine dans la personne de Jésus.
– il désigne aussi le véhicule du péché en nous. Dans ce cas, ce n’est pas notre corps, mais plutôt un principe qui ne peut être représenté et qui est le siège du mal en nous. Ce principe du mal, présent en chacun de nous (à la fois dans notre corps et dans notre pensée), nous pousse à faire de mauvais choix, à parler ou à agir de manière purement égoïste ou malsaine. Il s’oppose à l’Esprit de Dieu qui voudrait nous guider vers le bien : « car je sais qu’en moi -je veux dire dans ma chair- le bien n’habite pas : vouloir le bien est à ma portée, mais non pas l’accomplir…  » ; « la chair tend à la mort, mais l’Esprit tend à la vie et à la paix » (Epître de St Paul aux Romains ch.7 v.18 et ch.8 v.6). Les « passions charnelles » désignent les excès en tout (pas seulement la luxure, mais aussi la colère, l’amour possessif, l’amour de l’argent…).

Malheureusement, pendant longtemps, à cause d’une mauvaise compréhension de ce double sens, beaucoup ont cru que notre corps et ce qui le concerne (le sexe, la nourriture) était la cause de nos dépravations. Cela a été source de pénitences corporelles diverses et variées, totalement injustes et inutiles. Faire souffrir le corps ne peut pas éradiquer le mal en l’homme. En revanche, l’apôtre Paul nous dit que Jésus est venu apporter le seul remède au problème du péché : il s’est sacrifié, il est mort pour chacun(e) de nous, afin que nous puissions vaincre la chair et ses désirs égoïstes. C’est par la foi, en recevant Jésus dans notre vie, que nous pouvons expérimenter cette vérité : l’Esprit de Dieu vient en nous et nous donne les capacités de faire le bien et de refuser la voie du mal.

Colère de Dieu / Condamnation

Il faut, pour appréhender ce concept, se débarrasser au préalable de nos a priori et de nos préjugés sur Dieu. En effet, certains ont en eux l’image d’un Dieu en permanence ou très facilement courroucé, prompt à punir toute désobéissance voire même tout acte de bonté envers nous-mêmes. D’autres au contraire sont tellement persuadés que Dieu est amour, que pour eux l’enfer (lieu de châtiment des méchants ; voir ce mot) n’existe pas.

La difficulté pour nous à concilier l’amour de Dieu et sa colère, vient du fait que Dieu se présente dans la Bible comme un Dieu qui nous aime plus que tout et en même temps qui exècre le mal que nous faisons ou pensons. Nous sommes souvent incapables de faire cette distinction. Soit nous faisons confiance à une personne (ou à nous-mêmes) et nous considérons parfois inconsciemment qu’elle ne peut faire de fautes ou d’erreurs ; soit nous rejetons celui ou celle qui nous a fait du mal, incapables de discerner en cette personne ses bons côtés et le fond de son coeur.

Dieu, lui, sait pertinemment qu’en nous cohabitent le meilleur et le pire. Il n’aime pas ce que nous faisons de mal ; il est en colère à cause de ça, mais il ne nous rejette pas pour autant. Au contraire, c’est son amour pour nous qui l’amène à être en colère, non contre nous, mais contre ce que nous avons fait de mal. Le péché nous nuit, à court ou à long terme. Parce que Dieu tient à nous, il est profondément attristé pour nous lorsque nous agissons mal et parce qu’il est pur, juste, plein d’amour, il ressent de la colère par rapport à tout acte ou toute parole qui ne l’est pas. L’amour de Dieu pour nous est un amour passionné, entier, et pur. Il veut pour nous le meilleur, c’est-à-dire que nous puissions être fiers de nous, que nous puissions à son image manifester l’amour, la justice, l’honnêteté, la vérité…

Si Dieu est parfois en colère, il ne passe pas à l’acte pour autant, en nous punissant au moindre faux pas. Car Dieu est sage et maître de lui (« lent à la colère », dit la Bible). Il lui arrive de reprendre quelqu’un, de le corriger (pas forcément au travers d’événements douloureux), mais c’est toujours avec à propos, de façon non disproportionnée et c’est là encore une marque d’amour. La correction est destinée en effet à avertir la personne pour ne pas qu’elle continue dans la mauvaise voie ; elle vise à l’amener à la repentance (voir ce mot) pour qu’elle puisse changer.

A la fin des temps, Dieu jugera tous les hommes selon ce qu’ils auront fait de bien ou de mal. Ce jour (voir jugement dernier) est un sujet d’espérance pour ceux qui se sont confiés en Dieu. Ils n’ont pas à vivre dans la peur d’une sanction car Dieu les accueillera dans son amour (« l’amour bannit la crainte » 1Jean ch.4 v.18). Mais Dieu punira ceux qui ont causé le mal autour d’eux sans s’en être repentis, sans en avoir demandé pardon. Ce sera pour eux la condamnation (voir enfer).

Démon

Initialement, ce sont des anges, c’est-à-dire des êtres spirituels, messagers invisibles de Dieu, mais ils ont décidé d’être hostiles à Dieu et aux hommes (Jude 6 ; 2 Pierre 2:4). Les démons s’ingénient donc à perturber le plan de Dieu pour le bien des hommes et à perturber toute bonne initiative venant des hommes. Ils peuvent entrer en possession de quelqu’un (la personne ne contrôle plus son corps, ses pensées ou ses paroles), ou causer des maladies mentales ou physiques. Bon nombre de maladies ou handicaps que Jésus guérissait étaient dus à des démons. Jésus les chassait pour délivrer les personnes de leur emprise. Les démons insufflent aussi aux hommes des pensées d’orgueil, de méchanceté, de débauche, de mensonge, d’amour de l’argent ou du pouvoir… Derrière toute pratique occulte se cachent des démons.
Dieu laisse aux démons (comme aux hommes) une certaine possibilité de faire le mal (c’est la conséquence du libre arbitre et le principe de la responsabilité des actes), mais il met une limite à leur volonté de nuire et reste en contrôle de tout. La personne qui a invité Jésus dans sa vie, qui a reçu le pardon de ses péchés, et qui place tous les domaines de sa vie sous le contrôle de Dieu, n’a plus à avoir peur des démons. Jésus a pleine autorité sur eux et il est celui qui protège et délivre le croyant. Le sort final des démons sera l’enfer, comme pour tous ceux qui ont choisi de faire le mal.

Diable

Encore appelé Satan dans la bible, le diable n’est pas un mythe, une figure littéraire ou une personnification du mal : il est bel et bien réel. C’est un être spirituel donc invisible (dont le corps n’est pas charnel comme le nôtre). Il est le premier des anges déchus, c’est-à-dire celui qui le premier s’est rebellé contre Dieu. Il a entraîné à sa suite une partie des anges (devenus des démons). Le diable veut être adoré à la place de Dieu (au travers d’objets, d’attitudes, de concepts ou de personnes idolâtrées) et avoir les hommes sous sont pouvoir (c’est-à-dire dépendants d’une pratique ou de quelqu’un). Il n’a rien de bon en lui. Toutes ses pensées sont tournées vers le mal. Il est derrière toutes les pratiques occultes (communication avec les morts, voyance…), les tentations, les guerres, les malveillances… Il pousse les hommes à faire le ma et les incite à tourner le dos à Dieu.

Bien que très puissant et très rusé, le diable n’est pas une force égale à Dieu, une sorte de yang contrebalançant un ying. C’est un être qui a été créé par Dieu (bon à l’origine, devenu mauvais parce qu’il voulait être Dieu), qui lui reste soumis, même si, comme les anges et les hommes, il possède une grande liberté d’action. Sa fin sera l’enfer, juste sanction pour tout le mal qu’il aura fait ou fait faire (Matthieu 25:41).

Le mot « diable » vient du grec diabolos (diable) qui veut dire « celui qui divise », le semeur de haine ; tandis que « Satan » provient d’un terme hébreu qui signifie « l’adversaire », celui qui vient nous empêcher de suivre l’exemple de vie du Christ.

Enfer

L’enfer (littéralement « les régions inférieures ») n’est pas un terme biblique, bien qu’inspiré d’un passage du nouveau testament. La Bible utilise en fait une trentaine d’expressions différentes pour parler du sort final des hommes méchants. Même si parfois le langage est imagé pour nous donner une idée de l’au-delà, l’enfer est une terrible réalité, loin des fantasmes du moyen âge. Il s’agit en fait d’une séparation éternelle d’avec Dieu.

Après la mort, chacun(e) sera jugé selon ce qu’il aura pensé, fait ou dit, et notamment selon son attitude vis à vis de Dieu ou de son prochain (voir jugement dernier). Notre responsabilité sera évaluée selon les éléments dont nous disposions et tous ceux qui auront fait le mal sans l’avoir regretté, sans en avoir demandé pardon, et tous ceux qui auront délibérément choisi de vivre sans Dieu durant leur séjour sur terre, iront dans un endroit en conformité avec leur choix : un lieu où le mal règne et où aucune intervention de Dieu n’est possible.

La bible ne dit pas à quoi ressemblera l’enfer mais s’attache comme toujours à nous donner l’information qui importe le plus : c’est un lieu spirituel où n’existe que la souffrance, sous toutes ses formes (angoisse, peurs, pleurs, peines, tourments…). Ainsi, ce sera à la fois une juste condamnation pour ceux qui ont fait le mal et en même temps la conséquence inéluctable de leur propre choix. Dieu ne contrarie donc pas son caractère d’amour, en laissant aller ceux qui ne veulent pas de Lui dans un lieu dépourvu de sa présence.

Dieu prouve au contraire son amour pour nous en ce que Jésus est venu prendre sur lui la condamnation à laquelle nous aurions droit. Il est mort à notre place afin de nous pardonner nos péchés. Il apporte ainsi à tous ceux/celles qui lui confient leur vie, l’assurance du salut, c’est-à-dire la certitude qu’ils échapperont à l’enfer et iront pour l’éternité dans la présence de Dieu, dans un lieu où le mal ne sera plus (voir paradis).

Fils de Dieu / Fils de l’homme

Les « fils de Dieu » sont tous les croyants qui mettent leur espérance dans le Dieu de la Bible, celui qui nous sauve par grâce. Ils sont fils de Dieu car Dieu se manifeste à eux comme un vrai père : aimant, protecteur, consolateur, éducateur (voir nouvelle naissance). LE « Fils de Dieu » désigne le Fils unique de Dieu, Jésus. Cette expression ne veut pas dire que Jésus soit un fils « naturel », « biologique », de Dieu, mais désigne sa nature commune à celle de Dieu et la relation intime et mystérieuse qu’il existe en Dieu au sein de la trinité. Dans les évangiles, Jésus se présente aussi très souvent comme « le Fils de l’homme », faisant référence à une prophétie messianique de Daniel (Dan. 7:13). Il explicite par cette formule que les prophètes avaient annoncé la venue d’un messie à la double nature : à la fois pleinement Dieu et pleinement homme (voir l’article : les prophéties annonçant la venue de Jésus).

Foi

Le mot foi vient du latin fides (« parole donnée »), signifiant confiance. Il traduit les mots hébreu et grec de la Bible qui désignent, non pas une croyance, ni une volonté d’auto-persuasion mais une confiance en un Dieu réel, tout-puissant et proche, qui accomplit ce qu’il a annoncé, qui seul sauve. La foi vient donc de l’écoute de la Parole de Dieu. Après avoir entendu Dieu lui parler au travers de la Bible ou par son Esprit, le croyant est appelé à avoir confiance en ce que lui a dit Dieu, pour vivre les promesses qui lui sont faites (Rom. 10:17).

Avoir la foi, c’est donc donner son adhésion inébranlable, malgré les épreuves et les événements contraires, à la parole et à la volonté divines. Le premier modèle de foi est Abraham, qui crut Dieu sur parole, quand ce dernier lui annonça que malgré l’âge avancé de sa femme, il aurait un enfant.

La foi est un don de Dieu, créé en nous par l’illumination de l’Esprit-Saint, en réponse à notre désir de soumission à Dieu. En effet, le mot foi veut également dire fidélité. Celui donc qui ne veut pas conformer sa vie aux commandements d’amour de Dieu, ou qui doute de Lui, ne saurait voir les promesses de Dieu s’accomplir dans sa vie.

C’est par la foi en Jésus-Christ que nous sommes sauvés : en croyant et en acceptant que nos péchés ont été pardonnés par son sacrifice, nous recevons de Dieu la ferme assurance que nous ne serons pas condamnés après notre mort mais que nous aurons la vie éternelle (voir jugement dernier). Le chrétien sait que cette promesse se réalisera car lorsqu’il croit en Jésus, Dieu se fait connaître à lui et une relation d’intimité démarre entre eux, qui se prolongera jusque dans l’éternité.

Grâce de Dieu

Dans la Bible, c’est la faveur imméritée que Dieu nous accorde en pardonnant nos fautes et en nous déclarant justes devant lui (c’est-à-dire innocents, débarrassés de la culpabilité de nos péchés). Cela est possible à cause du sacrifice de Jésus-Christ pour nos péchés. Notre péché nous condamne à être éternellement séparés de Dieu. Mais parce que Dieu nous aime, il a décidé de nous pardonner et de nous offrir la réconciliation avec Lui, en envoyant son Fils unique, Jésus, mourir à notre place (Evangile de Jean 3:16 ; 2 Cor; 5:18-19). Jésus s’est donné volontairement pour nous, afin de nous offrir le salut, c’est à dire, pour celui/celle qui croit : recevoir l’assurance que ses fautes sont pardonnées, avoir la possibilité d’une relation intime avec Dieu, et avoir la certitude qu’il/elle ira au paradis. Dans sa grâce, Dieu fait de ceux qui croient en Lui, ses enfants (voir nouvelle naissance).

La grâce est l’oeuvre de la pure volonté de Dieu ; elle procède de son amour seul. Nous n’y pouvons rien et n’avons rien à faire pour la mériter. La grâce se reçoit par la foi. C’est là notre part : cela implique que nous soyons conscients de nos péchés et que nous demandions pardon à Dieu (et à ceux auxquels nous avons fait du mal), que nous acceptions le sacrifice de Jésus pour nous et que nous accueillons l’Esprit de Dieu en nous, pour vivre notre vie d’une manière sainte (nous laisser changer par Dieu pour améliorer notre comportement et faire le bien).

Incarné / Incarnation

Ce mot n’est pas de la Bible, mais vient du latin carnis, « chair ». Il désigne le fait que le Dieu invisible qui a créé l’univers s’est un jour fait homme pour se révéler à nous. Il a pris chair en Jésus, devenu pleinement homme tout en gardant son essence divine (notamment le fait qu’il soit sans péché). Le Christ a assumé jusqu’au bout la condition humaine, avec toutes ses limites (il a expérimenté la faim, la soif, le sommeil…),  y compris jusque dans la mort (Phil. 2:6-11). On dit encore, au sujet de Jésus qu’il est « la Parole de Dieu faite chair », ou « le Verbe incarné », car la Bible appelle aussi Jésus « Parole de Dieu » (Evangile de Jean 1:1). (voir l’article : Jésus : homme ou Dieu ?)

Justice de Dieu / Jugement dernier

Dans la Bible, Dieu est le justicier par excellence : de lui viennent les notions de justice, de droits et de devoirs, d’équité et de probité. Dieu aime celui qui fait le bien et garde sa colère pour celui qui fait le mal. La justice de Dieu ne s’accomplit pas toujours sur la terre (ce qui amène certains à penser que Dieu n’existe pas ou qu’Il est impuissant), pour plusieurs raisons. L’une d’entre elles est que Dieu a délégué sa justice aux hommes : Sa justice s’accomplit dans un pays qui a établi ses lois d’après la pensée de Dieu (consciemment ou non), et qui cherche à faire régner le droit (ne pas laisser le mal sous toutes ses formes prendre le dessus sur le bien) (Rom. 13:1-5).

A la fin des temps, Dieu jugera le monde : tout ce qui a été fait en secret sera révélé (Matth. 10:26) et nous serons tous jugés selon le bien ou le mal que nous aurons dit, fait, ou pensé (2 Cor.5:10, Matth. 5:28). Il en résultera la vie éternelle pour les uns (voir : paradis) et la mort éternelle pour les autres (voir : enfer). C’est ce que les chrétiens et les Juifs appellent le jugement dernier (en référence aux passages : Daniel 12:2 ;  Apocalypse 20 : 11-15). Etre sauvé, avoir l’assurance du salut, c’est savoir que l’on va être accepté par Dieu et que nous serons avec lui dans l’éternité, parce que nous aurons été déclarés « justes ».

Loi (la loi de Dieu)

Ce terme de l’Ancien Testament (Torah, en Hébreu) fait référence aux ordonnances que Dieu avait donné au peuple Juif, par l’intermédiaire de Moïse, pour instituer un état théocratique (= Dieu est le souverain). Il s’agit des 5 premiers livres de la Bible, appelés pentateuque. Les 10 commandements en sont le noyau central et constituent par essence une loi universelle, valable pour tous les peuples de tous les temps (et non réservée aux Juifs).

Le but de la Loi de Dieu était de nous révéler Sa pureté, Son standard du bien (très haut placé) et ses exigences pour nous, afin que nous nous comportions à son image, pour que notre société soit exempte du mal. Le fait que nul homme ne soit capable d’accomplir la Loi, ne signifie pas que Dieu soit inintelligent ou tyrannique, mais que nous avons le péché en nous. Ce péché (le principe du mal) nous empêche de faire le bien et de nous aimer les uns les autres à la hauteur de ce que Dieu voudrait pour nous. Nous avons la volonté et le désir de faire le bien que Dieu demande, mais non la capacité de le faire (Rom. 7).

Or la Loi de Dieu est très stricte et condamne à mort toute personne n’accomplissant pas à la perfection tous les commandements. Nous sommes tous coupables devant Dieu parce que la capacité à faire le mal est en nous et que nous avons tous fait du mal. Le péché entraîne notre mort physique et nous condamne à la séparation éternelle d’avec Dieu. En effet, Dieu est saint (c’est-à-dire pur, sans mal), et il ne peut cohabiter avec le mal. Nul de nous ne peut donc par lui-même rencontrer Dieu, découvrir le bonheur et être délivré du poids de ses fautes. Nous sommes comme un naufragé perdu en mer, dont le sort est inéluctable si personne ne vient l’aider.

Notre seul espoir est donc que quelqu’un vienne nous sauver pour que nous puissions un jour expérimenter l’amour de Dieu et avoir l’assurance de la vie éternelle. La Loi de Dieu est « comme un pédagogue pour nous conduire à Christ », comme dit l’apôtre Paul (Gal. 3:24). Car Jésus est le Sauveur préparé par Dieu : en prenant sur lui les conséquences de notre péché, en mourant à notre place, le Christ nous permet d’être libérés de la condamnation de la Loi.  Et par sa résurrection, Jésus donne le moyen à celui qui croit en Lui de vaincre le péché et ainsi d’accomplir la Loi de Dieu.

Mort

Dieu n’a pas voulu que la mort survienne dans le monde. A l’origine, les hommes pouvaient vivre éternellement dans la présence de Dieu. Mais la mort (et avec elle tout ce qui lui est rattaché : les maladies, la vieillesse…) est la conséquence de la désobéissance des premiers hommes (Genèse 3 ; voir  péché originel). La mort, nous dit la Bible, est double : elle est physique (notre corps vieillit puis se désagrège) et aussi spirituelle (notre esprit est coupé de Dieu, source de l’Amour dont nous avons besoin). Elle correspond donc à la cessation de la vie dans ces deux dimensions.

Après notre mort physique, nous serons jugés par Dieu, selon le mal et le bien que nous aurons fait. Les uns iront dans des lieux de tourments (l’enfer), tandis que d’autres hériteront de la vie éternelle dans la présence de Dieu (le paradis). Ceux qui auront placé leur confiance en Jésus (voir salut), seront eux aussi jugés, mais sont assurés dors et déjà du pardon de leurs péchés. Ils ont ainsi l’assurance qu’ils iront dans la présence de Dieu et que leur jugement ne pourra pas être la peine capitale (la condamnation à l’enfer).

Ceci n’est pas une croyance, c’est une réalité car Jésus est vivant : il est revenu de la mort et est donc, pour tous ceux qui croient en lui, la preuve vivante de la vie éternelle qui les attend (voir l’article : y a-t-il une vie après la mort). Ceux/celles qui ont foi en Jésus, passent déjà sur terre de la mort spirituelle à la vie éternelle. C’est ce que la Bible appelle la nouvelle naissance. L’esprit des croyants est remis en communion avec l’Esprit de Dieu, ce qui leur permet d’expérimenter et de ressentir la présence de Dieu et son action dans leur vie. Après leur mort, ils recevront un nouveau corps, de nature spirituelle.

Nouvelle naissance

Cette expression vient de Jésus (Evangile de Jean 3:3-5) et désigne le changement qui s’opère dans la vie de celui/celle qui met sa foi en Jésus. Nous sommes nés une première fois, physiquement, mais notre esprit est « mort », c’est-à-dire qu’il est coupé de Dieu. Lorsque quelqu’un croit en Jésus et l’accepte dans sa vie pour suivre ses commandements, le Saint-Esprit vient régénérer son esprit : c’est une nouvelle naissance, de nature spirituelle. La personne découvre alors une relation personnelle avec Dieu. Elle peut entrer en communication avec Dieu, vivre sa présence et recevoir l’assurance du pardon de ses péchés. Dieu fait de cette personne une nouvelle création (2 Cor. 5:17) : si le croyant se laisse changer intérieurement par Dieu, son comportement est transformé. Il/elle devient un enfant de Dieu : Dieu se manifeste à lui/elle comme un vrai Père (1 Jean 3 : 9-10, Rom. 8:14-15).

Paradis

Comme l’enfer, le mot paradis ne veut plus rien dire pour beaucoup de gens aujourd’hui, tellement il a été galvaudé. Pourtant, selon la Bible, c’est lui aussi une réalité. Le terme vient de la traduction latine du lieu de félicité où l’homme avait été créé (livre de la Genèse). L’endroit ne nous est pas décrit avec précision, la Bible mettant l’accent sur ce qui est primordial : c’est là que l’homme vivait en harmonie avec son Créateur, avec son prochain et avec la nature.

Mais, à cause du péché, les hommes ont perdu leur relation avec Dieu et donc ce paradis. La vie sur terre est devenue dure et pleine de souffrances. La mort a fait son apparition. Progressivement, chez les Juifs, le mot paradis a désigné l’endroit de repos et de bonheur où seront les croyants après leur mort (le paradis retrouvé, appelé « ciel » par les chrétiens), par opposition avec l’enfer (lieu où iront ceux qui auront fait le mal).

Jésus confirme ces deux destinées après la mort. La Bible s’achève par la description d’une nouvelle terre où la mort, le mal et la souffrance n’existeront plus et où les hommes vivront une relation d’amour et d’intimité avec Dieu. Ceux qui auront souffert seront consolés, justice sera faite, le bonheur sera enfin possible et ce, pour l’éternité. Jésus, en ressuscitant des morts et en montant au ciel, a donné la preuve éclatante que le paradis n’est pas une invention de l’homme ou un espoir irréel mais bel et bien une vérité. C’est pourquoi il a pu dire au brigand qui était crucifié comme lui : « aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis » (Evangile de Luc 23:43).

Péché

La notion de péché est spécifique de la Bible et ne se trouve dans aucun autre livre religieux. Le mot traduit par « péché » veut dire littéralement en hébreu « manquer le but, rater la cible ». Il désigne dans la Bible le fait que l’homme, par son attitude de doute ou de rejet par rapport à Dieu, se coupe du plan de bonheur que Dieu a pour lui. Ainsi, il ne s’agit pas tant de la transgression d’une loi morale – comme on le croit souvent- que d’une rupture d’une relation personnelle entre l’homme et Dieu. 

Dieu veut bénir l’homme, l’amener à être véritablement heureux. La vraie vie est dans une relation de communion avec Dieu puisqu’il est par essence la Vie et l’Amour. Faire sa vie sans Dieu revient donc à manquer le but de la vie. La vie perd son sens, elle n’a plus de but et elle devient difficile.

Le péché en tant que tel est une faute dans le sens où il s’agit d’une rupture unilatérale (par la volonté de l’homme) d’une relation harmonieuse entre Dieu et l’homme. Comme toute rupture elle entraîne blessures profondes, conséquences désastreuses et appelle à réparation.

 Ce n’est que tardivement que le péché a pris une connotation juridique d’iniquité, de transgression, de désobéissance. Cet abus de langage nous conduit malheureusement à croire que Dieu n’est qu’un despote sévère qui ne pense qu’à punir. Or Dieu est Amour. Lui, l’offensé, veut pardonner et nous empêcher de subir les conséquences dramatiques de nos propres actes. Il serait plus juste de dire que nos mauvaises actions sont le résultat de notre séparation d’avec Dieu.

Par le fait que nous sommes coupés de l’Amour Vrai, nous avons perdu les repères de ce qui est bon pour nous (le bien) et nous sommes livrés à nos pulsions égoïstes (le mal).

 Nous sommes tous pécheurs, en ce sens que nous sommes tous coupés d’une relation intime et personnelle avec Dieu. C’est le péché en nous et sur terre qui cause les maladies et la mort. Cet état de fait nous conduit, si nous n’y faisons rien, à une séparation éternelle d’avec Dieu, après la mort (Rom. 6 :23). Actuellement, le mal règne sur terre, mais Dieu le limite et ne nous a pas retiré ses bénédictions et son Amour. La séparation éternelle sera marquée par l’absence totale de Dieu : seul le mal dans toute son horreur sera présent (voir « enfer »). Après la mort, nous ne pourrons plus changer d’attitude vis-à-vis de Dieu, ni de comportement. C’est sur terre que nous devons faire le choix d’accueillir ou non le salut de Dieu. Ce salut est offert à chacun(e).

Péché originel

Cette expression ne se trouve pas dans la Bible mais a été employée par les chrétiens à la suite des réflexions de Saint Augustin (Vème siècle). Elle renvoie au chapitre 3 de la Genèse (1er livre de la Bible), qui raconte comment les premiers hommes ont perdu leur relation intime avec leur Créateur, à cause de leur orgueil.

Le péché originel consiste en ce que les hommes veulent être leur propre dieu. Au lieu de garder leur position de créatures, limitées, dépendantes de Dieu pour tout, les hommes ont voulu s’arroger le droit de décider par eux-mêmes ce qui est bien ou mal pour eux. Ils ont résolument choisi de faire leur vie sans Dieu, bien que Dieu soit Amour. La Bible explique que par ce choix d’indépendance vis-à-vis de Dieu, le mal est entré en chacun(e) de nous (Rom. 5:12). Guerres, jalousies, meurtres, mensonges, vols, séparations… en ont résulté et sont le lot de tous les hommes de tous les temps, depuis cette faute première, répétée par chacun(e). Mais Dieu, parce qu’il nous aime, a décidé de nous pardonner en Jésus-Christ, pour nous sauver.

Salut / Sauvé

Terme biblique de l’Ancien et du Nouveau Testament, le salut est le cadeau gratuit que Dieu nous offre en Jésus-Christ pour nous pardonner notre péché et avoir la possibilité de retrouver une relation personnelle avec lui.

L’homme, ayant en lui-même le péché (le principe du mal), condamné à en subir les conséquences (souffrance dans sa vie ; séparation éternelle d’avec Dieu ; mort), a besoin d’être sauvé par un Sauveur divin. En effet, le mal en nous nous empêche d’expérimenter la présence divine car Dieu est pur, sans mal. Il ne cohabite pas avec le péché. Nous ne pouvons pas racheter nos fautes ou enlever le péché de nous. Ce n’est seulement que si Dieu nous fait grâce, c’est-à-dire vient vers nous sans tenir compte de notre péché, que nous avons une chance de retrouver une relation d’intimité et d’amour avec notre Créateur.

Le salut que Dieu offre est donc totalement différent d’une morale religieuse à suivre pour « gagner le paradis ». Il ne faut pas faire d’actions particulières, ni s’améliorer soi-même pour entrer en communion avec Dieu. Le salut est offert à chacun(e) mais s’obtient par la foi. En Jésus-Christ, Dieu nous offre ce cadeau, cette grâce (Eph. 2:8-9). Annoncé dans l’Ancien Testament, Jésus est le Sauveur du monde qui, en mourant à notre place, a pris sur lui les conséquences de notre péché. Il nous offre ainsi le pardon de Dieu par rapport à nos fautes. Par sa résurrection et l’envoi du Saint-Esprit, il nous permet de retrouver une relation d’intimité avec Dieu et nous donne l’assurance du salut éternel (la vie après la mort, en présence de Dieu et en absence de tout mal ; voir : paradis).
Voici comment être sauvé :
– en reconnaissant notre péché et en demandant pardon à Dieu
– en ayant confiance en ce que Jésus a fait pour nous et en le remerciant pour son sacrifice,
– en rendant publique notre décision de vivre avec Dieu (suivre son commandement d’aimer les autres et entretenir avec Dieu une relation de communion)
Le salut correspond à une nouvelle naissance.


 

Mode d’emploi pour croire en Dieu, rencontrer le Dieu de la Bible

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