Où est Dieu ? Pourquoi me laisse-t-il souffrir (témoignage)

Où est Dieu ? Pourquoi me laisse-t-il souffrir (témoignage)
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Où est Dieu quand on souffre ? Pourquoi est-ce qu’il ne répond pas ? Témoignage d’un pasteur sur la souffrance et Dieu

Si on pouvait séparer dans une vie ce qui fait du bien de ce qui fait du mal, on se rendrait compte qu’il y a beaucoup de choses des deux cotés. Séparer les deux peut parfois nous aider à donner de la perspective à notre vie. J’aimerais partager avec vous la partie de ma vie qui m’a fait du mal.

Ma mère a eu une relation avec un homme plus âgé qu’elle de 30 ans, alors qu’elle n’en avait que 13. Deux ans plus tard, avec un autre homme et afin de s’assurer de la pérennité de la relation, elle a voulu absolument se marier. A 15 ans elle s’est fait mettre enceinte pour que mes grands-parents acceptent un futur mariage. Je suis né.

Mais 6 mois après ma naissance, mon père biologique est retourné auprès de son ancienne amie avec qui il a eu un petit garçon qui porte le même prénom que le mien. Je n’étais donc pas voulu par mon géniteur et ma mère me voulait pour deux raisons : se marier et avoir une raison de vivre. Aussi, elle ne m’a jamais laissé être un enfant. Elle m’a toujours considéré comme un adulte, un vis-à-vis et j’ai toujours porté le poids de ses problèmes.

Ensuite ma mère a encore rencontré quelqu’un d’autre, avec qui elle s’est finalement mariée. J’ai eu deux demi-frères (5 et 15 ans de moins que moi) que j’ai toujours considérés comme mes frères et dont je me suis beaucoup occupé dès l’age de 9 ans, car mes parents avaient acheté une boulangerie qui ne marchait pas très bien.

Mon père adoptif (que j’ai aussi toujours considéré comme mon père) travaillait 17h par jour même quand il était malade. Il n’a pris que deux semaines de vacances en 17 ans. Autant dire qu’il n’était pas souvent présent émotionnellement pour nous, malgré ses efforts. Et la plupart du temps, ma mère l’aidait à la boulangerie.

Par la suite, ma mère a fait une grave dépression. Elle est devenue dépendante à un certain nombre de médicaments (elles se faisaient faire de fausses ordonnances…). En plus nous avions toujours des problèmes d’argent car la boulangerie ne marchait pas très bien et mes parents n’étaient pas de bons gestionnaires. La boulangerie a fini par couler.

À la même époque, mon grand-père (le père de ma mère), dont j’étais très proche, est décédé après 20 ans de cancers à répétition. Au lieu de se serrer les coudes avec mon père, ma mère a décidé de se séparer de lui. Mon père a fait une tentative de suicide suite à ça et actuellement il vit difficilement avec un boulot instable et loge chez un ami à lui.

Le but de tout ça n’est pas de me faire plaindre, il est juste de montrer que j’ai une petite expérience de la souffrance. Je dis petite car je pense qu’il y a pas mal de gens qui vivent bien pire que moi. Je me suis posé la question légitime qui vient à notre esprit quand des événements durs arrivent dans notre vie : peut-on être heureux avec ce qui nous arrive ? Où est Dieu ? Que fait-il ? Est-ce que je peux être heureux avec des handicaps ? Est-ce qu’un enfant né dans le tiers-monde peut être heureux ? Pendant que d’autres ont la belle vie, nous non. Pourquoi ? C’est injuste !

De quoi dépend notre bonheur ? De l’argent ? De la situation familiale ? De la santé ? Du pays dans lequel on naît ? Ces choses ne se maîtrisent pas. On ne choisit pas de naître dans telle condition, d’échapper à tel accident… Vouloir s’y accrocher, faire dépendre son bonheur de la situation dans laquelle on vit, nous fait reposer sur quelque chose qui peut basculer, disparaître d’un moment à l’autre. Je crois que ce qui rend nous heureux, c’est de trouver pourquoi nous sommes sur terre, de trouver l’amour inconditionnel, d’avoir en soi le sentiment de sa valeur, trouver sa sécurité ailleurs que dans des choses périssables.

Tout cela, je l’ai trouvé dans ma relation avec Dieu. Je suis sur terre parce que Dieu l’a voulu ; ce n’est pas un accident. Il m’aime d’un amour qui ne souffre aucune condition. Il n’y a rien de mal que je puisse faire qui fera que Dieu m’aimera moins ; il n’y a rien de bien que je puisse faire qui fera que Dieu m’aimera plus. Il m’aime totalement, inconditionnellement, pour moi et il me le montre. Il a prévu pour moi de bonnes choses et me préservera d’autres plus mauvaises.

Même si la vie sur terre est et restera difficile. Lui est là. Dieu me trouve important. Il est avec moi dans mes projets ; il m’encourage et me soutient. Il se donne la peine de travailler en moi pour me transformer et me guérir des blessures du passé. J’ai une grande valeur à ces yeux. J’ai la certitude que quoiqu’il arrive, que je devienne riche ou pauvre, que je perde jusqu’à ma santé et ma vie, je suis dans les mains de Dieu et que rien ne pourra m’arracher de lui.

Toutes ces bénédictions, tout cet amour sont pour moi, mais elles sont aussi pour vous si vous voulez vous donner la peine de les chercher et de les découvrir. Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur la souffrance, mais finalement l’amour de Dieu me semble être l’essentiel : c’est ce qui donne l’impulsion à ma vie à travers tout ce que je peux traverser.


Pour aller plus loin :
Mode d’emploi pour croire en Dieu, rencontrer Dieu

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